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TISSAGE.

plus ou moins ouvert; quelquefois même elles ont un mécanismeégalement mû par le métier.-

Les lisses EE', dans lesquelles passe la chaîne, sont suspen-dues à des lisserons ee, dont la partie supérieure est fixée à unecorde p' qui passe sur la petite poulie o, et l’extrémité inférieurep' p, vissée à un étrier en fer p"p", communiquant aux marchesN' N qui doivent leur imprimer le mouvement.

Le battant u , qui porte le peigne et la navette , est une longuepièce de bois rectangulaire, que l’on reliesolidementavec les épéesen fonte T qui peuvent se mouvoir autour du point de rotation T',qui a ses appuis au bas du bâti. Ces épées ou tiges sont disposéesde manière à recevoir deux galets r et r' ; c’est au galet r qu’estimprimée l’impulsion qui doit être transmise au battant. Le se-cond r', plus petit, doit le ramener. L’action est communiquéeà ces galets par l’entremise de deux excentriques SS, placés surl’arbre moteur principal Q. L’objet de ces excentriques est dedonner deux coups de chasse au lieu d’un à chaque révolutionde l’arbre. On obtient cet effet en les disposant de façon àce que le point le plus éloigné du centre de chacun d’eux ren-contre le galet r, correspondant alternativement, au lieu deles atteindre simultanément. Dans la plupart des métiers con-nus, l’action du battant est produite par l’entremise d’une ma-nivelle et d’une bielle. La fig. 9 donne la première dispositiondes transmissions imaginées par M. Fergusson, pour obtenir deuxcoups de battant. La fig. 10 donne l’épure de cette disposition ,et la fig. 11 représente celle du moyen substitué par M. Saladinà celui de M. Fergusson, tel qu’il l’a fait exécuter au métierde M. A. Kœchlin et C ie , qui a figuré à la dernière exposition.

Navette. Cette navette, fig. 12, a la forme de celle à pointi-celle que nous avons décrite, mais ses dimensions sont un peuplus grandes. Elle est attachée à deux tiges en bois X, X', qui serelient à leur sommet aux taquets en cuir x par des lanières ;l’ensemble, tiges et lanières, porte le nom de fouets. Les taquetsglissent sur des tringles horizontales af qui leur servent de guideet limitent leurs courses rectilignes. Les fouets sont solidementassemblés par leur partie inférieure à des oreilles cylindriques X 1 ,qui forment manchon, et dont la moitié est fondue avec leurs