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TISSAGE.

qui sert à faire la trame des châles les plus communs. Ce filcoûte le 1/6 de son poids en argent et reçoit les couleurs sui-vantes n° s 8,9,10,ll,12,13,14,loetl6.

» N° 8, jaune mordoré sale (serd), fil double employé pour lespalmes; il coûte 1 /6 de son poids en argent.

» N“ 9, couleur de rouille clair (tchakkeri), idem.

wN" 10, amarante sale et clair (tchérac) , idem.

»N° 11, rose amarante sans éclat (goulari) , idem.

»IN 0 12, ponceau (goulari rose grenade), couleur éclatante;c’est le fil le plus fin de tous (sob sch mehin); il sert à faire latrame des châles les plus fins qu’on fabrique à Loudhiana, etcoûte le 1/3 de son poids en argent.

» N u 13, vert de cuivre vif (zangari), teinture fausse, mais très-éclatante ; elle est fort dispendieuse. C’est la couleur favorite dansl’Inde . 11 yen a diverses nuances plus ou moins estimées; fildouble pour palmes : il coûte le 1/4 de son poids pour teindrede cette couleur le poids d’une roupie ; il en coûte 1 /4 de roupie(Of. 50 c.)

» N® 14, môme couleur (zangari), mais d’une teinte moins esti-mée et moins dure que celle du n° 13, fil le plus fin de tous.Il sert, comme le n° 12, à faire la trame des plus beaux châlesqui se fabriquent à Loudhiana et coûte le 1/3 de son poids en ar-gent.

» N" 15, bleut-urquoise (ferouzi), couleur aussi très-dispen-dieuse ; il en coûte 3 anas (Of. 45 c.) pour teindre le poids d'üneroupie; fil double pour palmes, il coûte le 1/5 de son poids enargent.

» N® 16, bleu d’azur foncé très-sale (asmani), fil double pourpalmes; il coûte le 1/6 de son poids en argent.

» Un métier s’appelle boulique (dôhan) ; la trame est d’abordtendue sur un cylindre qui tourne sur son axe (1).

(1) Le célèbre naturaliste fait nécessairement une confusion de nom, c’est évi-demment la chaîne qui est roulée et tendue sur le cylindre. On voit d’ailleurs, parcelte description, que le tissage a fait un pas à Loudhiana, puisqu’au lieu de seborner au travail par bandes qu’on assemble ensuite par des coutures, on y em-ploie des métiers pouvant faire des châles de toute une pièce. Ils paraissentavoir beaucoup d’analogie avec nos grands métiers à basses lisses employés danscertaines localités, notamment dans les campagnes aux environs d’Aubusson .