LAVAGE ET DÉGRAISSAGE.
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tile. Il faut employer en cristaux de soude la moitié du poids del’oléine contenue dans la laine et la délayer convenablement dansl’eau tiède de manière à former un volume sutfisant pour humec-ter l’étoffe. L’alcalinité du bain ne doit pas dépasser un degré aupèse sel : le résidu de ce dégraissage étant une eau savonneuseconcentrée, peut servir soit pour le foulage qui est pratiqué ulté-rieurement, soit de toute autre manière comme savon liquide.
Ce que nous disons du dégraissage des tissus est égalementapplicable à celui des fils. On sait que tous ceux qui doiventêtre teints et destinés aux étoffes rases en général, sont dégraissésaprès le filage. Cette opération a lieu au moyen d’une dissolutionde savon toutes les fois qu’on se sert d huiles végétales pour legraissage. La dépense en savon est alors assez considérable et lerésultat n’est pas toujours parfait, tandis qu’en y substituantl’acide oléique, on peut remplacer le savon par la dissolu-tion de cristaux de soude. La dépense est diminuée par làde plus de 50 pour i00, et il devient facile encore de tirer partides résidus qui sont délayés dans une moins grande masse d’eau.
Quant à la manière d’opérer, elle reste la même dans les deuxcas ; il suffit de plonger lesécheveaux dans le bain tiède dégrais-seur, et de les faire tourner suspendus autour d’une tringle, dansle liquide; quand ils ont été bien immergés, on les tord aumoyen d’un crochet disposé à cet effet au-dessus de la chaudière,et on les lave ensuite avec le plus grand soin dans de l’eau pure.Quoique l’emploi de l’acide oléique soit à notre avis bien plusavantageux pour les laines qui doivent être dégraissées en fils,son usage pour cette spécialité s’est moins rapidement propagéque pour la draperie ; disons cependant que certaines fabrications,celles surtout dont les produits sont à bas prix et qui ne peuventpar conséquent négliger aucun moyen d’économie, ont su tirerun parti immense de ce nouveau procédé de graissage; nous ci-terons entre autres l’importante industrie des laines de Limoges qui, grâce à l’initiative heureuse de quelques maisons considéra-bles, est entrée complètement, depuis plusieurs années, dansla voie de progrès de toutes sortes, et est sans doute appelée àun bel avenir industriel. Dans tous les cas possibles, et quelleque soit la nature de l’huile contenue dans les fils, il convienne