FOULAGE.
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et il résulte que cette opération faite dans le but d’accroîtrela solidité du tissu, l’énerve complètement. Malgré son épais-seur extrême et sa force apparente, il résiste bien moins dans cecas, et on parvient à le déchirer avec une égale facilité dans tousles sens.
Sur les échantillons secs et non foulés, les filaments de la sur-face et de l’intérieur du tissu offrent des courbures sensiblementgrandes et d'un aspect généralement opaque. Après le fou-lage , les nombreuses fibrilles développées à la surface et dansla tranche du drap offrent les contournements les plus com-pliqués formés par d’innombrables petites courbes, de rayonsbien moindres : la plupart d’entre elles sont devenues trans-parentes comme celles de la soie. Toute la masse paraît for-mée par la superposition de plusieurs couches composées cha-cune par ces quantités considérables de fibrilles translucides,isolées, et qui par leur réunion forment un corps tellementcompact, que la lumière ne peut le traverser. Une dispositionsemblable des fibres, sans qu’elles présentent de ruptures ni au-cune altération , malgré l’action énergique qui les y a amenées,fait nécessairement supposer un ramollissement déterminé parla température élevée et les agents employés au foulage et quidoivent agir sur les brins de la laine comme sur les matièrescornées en général dans les mêmes conditions. La différence d’as-pect des fibrilles avant et après l’opération , provient sans doutede ce que dans le premier cas elles sont encore entières, cylin-driques et remplies d’un liquide souvent coloré; dans le second,le tube est vide, ouvert et aplati; les bourrelets de ses côtés et lamatière liquide ayant disparu par les agents mécanique et chi-mique , il ne reste plus par conséquent que la substance cornée ,sous forme de rubans minces, et par suite naturellement transpa-rente. Le ramollissement de la matière permet l’espèce de pétris-sage qu’on fait subir à la masse des filaments ; ceux-ci pouvant parconséquent se rapprocher, se contourner, sans être altérés, et ils’ensuit nécessairement des enchevêtrures de la part des petitesfibrilles qui se développent avec tant de facilité à la surfacedes fibres et des fils de la laine, dont une nappe à la sortiedes cardes peut donner une idée exacte. Ce sont donc ces aspé-