OPÉRATIONS INTERMÉDIAIRES.
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et assujetti sur d’excellentes fondations, analogues à celles deslaminoirs ou autres machines qui doivent être soumises à desébranlements.
A la partie inférieure du montant, ordinairement en bois dechêne, se trouve pratiquée l’auge G, dont la courbure doit êtretrès-régulière, sans angle rentrant ni saillant, afin de faciliter ceglissement et le roulement de l’étoffe dans le liquide que cetteauge est destinée à recevoir. Elle doit être solidement as-semblée, car elle éprouve les chocs assez répétés du pilon oumaillet P, qui est soulevé par les cames c, c. c, de l’arbre R,et qui retombe sur l’étoffe lorsque chacune d’elles l’abandonne.Ce sont ces chocs réitérés sur le drap humide et chaud quiproduisent le foulage. Le nombre de coups du marteau estmoyennement de 50 à la minute. La partie saillante du pilon parlaquelle les cames le soulèvent est ferrée pour résister auxchocs. La tête qui agit sur le drap présente des entailles ou cranspour aider le mouvement de rotation que le tissu doit prendredans la pile.
L’inspection de ces machines suffit pour démontrer leurs in-convénients, quel que soitd’ailleurs le crédit que peut leur donnerun emploi séculaire. On voit en effet qu’elles ont une forme inva-riable. et qu’elles agissent avec une vitesse toujours la mêmesous une pression à peu près constante, soit qu’on y foule desétoffes légères, des draps ordinaires ou des cuirs laine , qui de-mandent cependant des degrés de foulagesi différents. La machineétant ouverte , la chaleur ne s’y développe que lentement, et nes’y conserve que difficilement. Rien ne réglant le degré du tra-vail, l’ouvrier est obligé de sortir souvent la pièce pour lavérifier, et mesurer son retrait, ce qui nécessite une intermit-tence fâcheuse , aussi bien par la perte du temps que par le re-froidissement qui en résulte. L’opération ne pouvant être conduiteque par tâtonnement, exige par conséquent un foulonnier habileet expérimenté . si l’on ne veut exposer le tissu à des avariestrès-préjudiciables , à un foulage mal fait qui déprécie considé-rablement l’étoffe. Ce vieux système a d'ailleurs les inconvénientsde demander beaucoup d’emplacement, d’occasionner des ébran-lements, d’exiger par conséquent des frais d’entretien assez consi-