APPRÊTS DES TISSUS.
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Ratinage des velours de coton. Lorsque le velours est arrivé àcet état, on lui fait subir une espèce de lainage ou ratinage pourbien développer le duvet. Cette opération est exécutée par unemachine spéciale. Les fonctions de celle-ci sont réalisées par lemouvement de chapeaux concaves garnis de dents fines commecelles des cardes, qui ont une impulsion de va-et-vient en traverssur le tissu ; celui-ci est guidé dans sa marche par des cylindres detension. La fig. 2, PL XXXIII, est une section de profil de la ma-chine. La fig. 3 en donne une élévation de face; elle se composed’une série de rouleaux en bois R montés sur des axes en fer etrecouverts d’une enveloppe en étain percée de trous, formantdes surfaces rèches. Les axes en fer de ces cylindres tournent li-brement dans des coussinets établis dans les montants du bâtiAB CD; au-dessus des premiers sont placés des chapeaux HHen bois qui ont une concavité concentrique à leur convexité ;cette concavité est garnie de petites dents de cardes. C’est entreles cylindres R et les chapeaux H que le tissu est ratiné ou brossé.Les rouleaux sont doués d’un mouvement circulaire continu,imprimé par celui du tissu attiré lui-même avec une certaine ten-sion , et les chapeaux reçoivent une action de va-et-vient dans lesens de l’axe des rouleaux, comme nous venons de le dire plushaut.
Le tissu E est engagé à son entrée entre les galets de pres-sion I, d’où il est dirigé sous ceux de tension c c, pour passer surles cylindres ratineurs R et sous les chapeaux H. A la sortie dudernier rouleau, il est conduit sur les petits o o'. Celui-ci, placéà l’extrémité d’un bras y mû par un excentrique q, prend un mou-vement angulaire pour le disposer par plis réguliers sur le sol.
Transmissions de mouvements. C’est par les transmissions sui-vantes que les différentes impulsions sont imprimées. La pouliemotrice M de la machine reçoit l’action par une courroie venantdu moteur et la transmet à celle p par l’arbre b, dont la cour-roie passe sur une poulie N fixée sur l’axe des cylindres de pres-sion K. La rotation de ces derniers attire l’étoffe E engagée àson entrée dans ceux I, également soumise à une pression, avantde subir l’opération. Le mouvement de ces derniers est com-muniqué par l’axe b de la poulie motrice M. A cet arbre coudé