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APPRÊTS DES TISSUS.

et immédiatement après on superpose la seconde surface et onégalise l’enduit comme nous venons de l’indiquer.

La mauvaise odeur, et surtout l’imperméabilité qui s’opposentau dégagement de la transpiration, sont des inconvénients lors-qu’on emploie ce tissu comme vêtement ; aussi en fait-on au-jourd’hui un usage moins fréquent. Il est au contraire très-propreà former des coussins, des matelas, des tubes, des courroies, etc.L’odeur tenant surtout à la présence de l’essence, on parviendraprobablement à la remplacer par un corps moins odorant.

On a proposé divers autres préparations imperméables pour lesétoffes, mais ces moyens n’étant pas appliqués et appartenant auxconnaissances chimiques,nous n’avons pas à nous en occuper ici.

Incombustibilité des tissus. La question de l’incombustibilitédes étoffes paraît moins avancée encore que celle de l’imperméa-bilité. La chimie a souvent proposé des enduits, formés par diffé-rentes dissolutions de sels alcalins, mais dont l’emploi n’a pas eude suite. Ces moyens ont surtout été proposés pour former desvêtements incombustibles à l’usage des pompiers. On a souventtenté aussi l’emploi de l’amiante, pour produire des fils et destissus incombustibles. Pline cite déjà des étoffes qu’on faisait deson temps et qui servaient à envelopper les morts qu’on brûlait,pour recueillir plus facilement les cendres. On a cherché à plusieursreprises à mettre à profit la propriété si curieuse de l’incombusti-bilité de l’amiante. Mais personne n’est arrivé à des résultatsaussi remarquables que ceux obtenus par le chevalier Aldini,qui est parvenu à produire des vêtements complets pour mettreles pompiers à l’abri des flammes. Pour prouver l’efficacité de cesvêtements, le chevalier Aldini avait fait tisser des gants en fild’amiante au moyen desquels on pouvait transporter pendantquelques minutes des barres de fer rouge et des bûches enflam-mées. Mais bientôt l’amiante s’échauffe et le tissu ne peut pluspréserver de la brûlure. De nombreuses et étonnantes expériencesont eu lieu le 8 octobre et le 3 novembre 1829, dans deux ca-sernes de pompiers de Paris , en présence du corps diplomatique,des savants les plus distingués, et d’une commission de la Sociétéd’encouragement. Quoique ces expériences, qui ont eu un grandretentissement, aient démontré la propriété incombustible de