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APPRÊTS DES TISSUS.

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autres sont commandés directement par des poulies et des cour-roies qu’on voit en lignes ponctuées dans la fig. 88 ; ceux O sontprésentés en détails fig. 89 , ils déterminent la largeur de l’ap-pareil. Ce système de décatissage est apprécié surtout pour lesétoffes légères, par conséquent pour les nouveautés en général.Pour les draps bien garnis, on donne la préférence à celui par latable, qui les imprègne en effet plus complètement et les pénètrepar conséquent mieux de vapeur.

Gitage. Après les premières expositions à la vapeur et les pres-sages, on donne une nouvelle eau au tissu; c’est cette opérationdu lainage qu’on nomme gitage et qui a pour but de dé-mêler seulement les filaments du duvet, de les ranger et de lescoucher. On emploie pour cela des chardons très-flexibles et enpartie usés. Les petits nommés turlupins sont les plus propresà ce travail qui peut plutôt être considéré comme un brossageque comme un véritable garnissage. C’est après le gitage qu'ontend le drap humide à la largeur et à la longueur qu’il doitavoir, et qu’on le laisse sécher dans cet état; c’est ce qu’onnomme ramer ou arramer un drap.

On a cherché, en Angleterre, à substituer à l’action de la va-peur, ou de l’eau bouillante dont on fait usage quelquefois, cellede l’eau chaude et de l’eau froide appliquée alternativement avecou sans pression. Nous donnons, fig. H, PI. XXXIV, une coupeverticale de l’appareil inventé dans ce but par M. Herst et qui secompose d’une case en bois ou en métal : il faut qu’elle soitassez grande pour recevoir la moitié du cylindre ou du tam-bour E qui y plonge d’environ 0 m ,6 ou à peu près de la moitiéde son diamètre ; sa largeur est de 2 mètres ou quelquechose de plus que celle de la pièce de drap sur laquelle on doitopérer. On construit un tambour E, en réunissant des segmentsde bois taillés en cannelures sur leurs bords, et maintenus pardes boulons à vis sur le cercle des croisillons de fer, ayant des braset un axe qui en traversent le milieu. Le cylindre est tourné sursa circonférence, et monté sur son arbre dans la cuve ; pour opé-rer on y roule aussi fortement que possible la pièce qui a étédisposée pliée sur un tabouret N ; on en fait passer le bout entreles rouleaux de tension e,e-, après l’avoir fixée au rouleau,

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