APPRÊTS DES TISSUS. 723
rangées parallèlement entre elles en plein air, ou dans de vastesséchoirs.
Les fig. 12,13 et 14, PL XXXIV, donnent l’élévation, la vuedu côté , et une section horizontale du mode adopté depuis untemps immémorial.
L’appareil est formé d’un cadre rectangulaire en bois A A, B B,d’une longueur et d’une largeur suffisantes pour recevoir lesdrapsdes plus grandes dimensions. Toutes les pièces de ce système, ex-cepté celle inférieure, sont fixes. Cette dernière est formée, surtoute sa longueur, de parties assemblées à articulations, et passedans une rainure des montants verticaux A, du devant, commel’indique la fig. 12. Cette pièce A, n’est arrêtée que par desboulons, qui traversent des trous pratiqués dans la rainure àdifférentes places, et dans un correspondant de la traverse , afinde pouvoir faire varier la hauteur. Cette variation peut avoirlieu de la même quantité sur toute la longueur ou sur une por-tion seulement, suivant qu’on fixe ou non toutes les parties àarticulations, à la même distance du sol. Pour maintenir l’étoffe,les pièces supérieures et inférieures, ainsi que le premier mon-tant vertical A, sont garnies de petits crochets pointus ou havets.On commence l’accrochage d’une extrémité au montant vertical,puis on développe le tissu sur toute sa longueur jusqu’à l’autrefixée à une espèce de treuil ou cylindre vertical que l’on faittourner pour augmenter et maintenir la tension ; celle-ci effec-tuée , on accroche les lisières aux havets du haut et du basdu cadre de la rame ; puis, au moyen des boulons C, on faitbaisser convenablement les parties du bas pour tendre en largeurd’une quantité suffisante. L’action ne doit jamais dépasser unecertaine limite, parce qu’alors on ferait perdre au drap en soli-dité ce que l’on gagnerait en dimensions. Aussi les anciens règle-ments sur la draperie défendaient-ils très-sévèrement d’étirerau delà d’une certaine longueur déterminée.
Rame chaude. Comme il faut pouvoir ramer les tissus en toutessaisons, il est nécessaire d’avoir des rames disposées dans desséchoirs chauffés. On se borne quelquefois à monter dans ceux-ci l’appareil que nous venons de décrire ; mais, en général, onadopte des dispositions plus convenablement établies et d’une