Band 
[Texte.]
Seite
728
JPEG-Download
 

728

APPRÊTS DES TISSUS.

accidents qu’on découvre et que l’on désigne , sous le nom demarbrage , peuvent venir d’autres sources et les causes peuventen être complexes. La négligence apportée à l’une quelconquedes opérations précédentes peut y avoir contribué. Ainsi, parexemple, si le désuintage ou le lavage de la laine brute aété fait incomplètement; s’il y a quelques troubles dans la tein-ture; s’il s’est formé parles outils employés ou autrement quel-ques sels nuisibles ; si l’huile du graissage a été mélangées àdes corps étrangers, comme cela arrive si souvent; si quel-que dent s’est détachée lors du cardage et s’est mêlée au tissu,ne serait-ce que pendant un certain temps; si pendant la fda-ture on s’est trompé par hasard de sens de torsion ; si la colleemployée au tissage contenait quelque matière étrangère nui-sible ; si le dégraissage et le foulage du drap ont eu lieu imparfai-tement, etc., on aurait autant de causes de défectuosités ou demarbrages. Nous avons énuméré succinctement seulement lesdifférentes sources d’accidents pour démontrer combien il estdifficile de se prononcer d’une manière générale et absolue surune question de ce genre. Une enquête scrupuleuse faite pourchaque cas particulier pourra seule amener à découvrir lescauses de ces fâcheux effets dans des circonstances déterminées.

Pressage en apprêt. Lorsque le tissu a été visité et réparé s’il y alieu, on procède à une nouvelle exposition à la presse hydrau-lique entre des cartons lisses chauffés, disposés comme dans letravail des traversages, si ce n’est qu’on augmente la pression etqu’on diminue la température. A la sortie de la machine, onsoumet de nouveau le drap au contact direct de la vapeur sur latable à décatir, et on serre également plus que dans le décatis-sage précédent. Enfin, après cette exposition à la vapeur, lorsquele drap est bien sec, on le replie encore une fois entre les cartonslisses pour le soumettre à la dernière action de la presse hydrau-lique qu’on imprime cette fois sans chauffer les cartons. En reti-rant l’étoffe, elle est prête alors à être mise en balles.

En résumant en quelques mots la méthode générale em-ployée pour les derniers apprêts, nous dirons qu’à mesure quele travail avance, on augmente la pression et diminue la tem-pérature. Pour la première application , la pression doit être