INTRODUCTION. ri-tenir le grand jour , et qui doiventtoujours mourir entre fieux amis.
Si la plupart de ceux qui nous ontdonné des recueils de Lettres avoientfait de même, ils auroicnl vu leurs ou-vrages s’évanouir.
Il y a une chose qui m’a souventétonné ; c’est de voir ces Persans quel-quefois aussi instruits que moi - mêmedes mœurs et des manières de la na-tion, jusqu’à en connoître les plus finescirconstances, et à remarquer des chosesqui , je suis sur, ont échappé à bien desAllemands qui ont vojagé en France .J’altribue cela au long séjour qu’ils yont fait : sans compter qu’il est plusfacile à un Asiatique de s’instruire desmœurs des François dans un an , qu’ilne l’est à un François de s’instruire desmœurs des Asiatiques dans quatre; parceque les uns se livrent autant que lesautres se communiquent peu.
L’usage a permis à tout Traducteur,et même au plus barbare Commenta-teur, d’orner la tête de sa version ou desa glose, du panégjrique de l’original,et d’en relever l’utilité, le mérite etl’excellence. Je ne l’ai point fait : on endevinera facilement les raisons. Une des
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