Persanes. 141
Mais le prince qui règne à présent, a voulutout changer : il a eu de grands démêlés aveceux au sujet de leur barbe : le clergé et lesmoines n’ont pas moins combattu en faveurde leur ignorance.
Il s’attache à faire fleurir les arts, et nenéglige rien pour porter dans l’Europe etl’Asie la gloire de sa nation, oubliée jusqu’ici,et presqu’uniquement connue d’elle-même.
Inquiet et sans cesse agité, il erre dans sesvastes états, laissant par-tout des marquesde sa sévérité naturelle.
Il les quitte comme s’ils ne pouvoient lecontenir, et va chercher dans l’Europe d*an-tres provinces et de nouveaux royaumes.
Je t’embrasse, cher Usbek. Donne - moide tes nouvelles, je te conjure.
De Moscovv y le 3 de la lunede Chalval, 1713 »