Persanes. 433
même, soient des marques éternelles de maconfusion et de mon désespoir ?
J’irai m’enfermer dans des murs plusterribles pour moi que pour les femmesqui y sont gardées 5 j’y porterai tous mes-soupçons 5 leurs empressemens ne m’endéroberont rien ; dans mon lit, dans leursbras , je ne jouirai que de mes inquiétudes 5dans un temps si peu propre aux réflexions,ma jalousie trouvera à en faire. Rebutindigne de la nature humaine , esclavesvils , dont le cœur a été fermé pour jamaisà tous les sentimens de l’amour, vous negémiriez, plus sur votre condition , si vousconnaissiez le malheur de la mienne.
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JL/horreür, la nuit et l’épouvante ré-gnent dans le sérail : un deuil affreux i’envi-j ronne : un tigre y exerce à chaque instanttoute sarage. lia mis dans les supplices deux1 Tome V. T