442 Lettres Persane s.ce que j’ai lâchement gardé dans mon. cœurce que j’aurois dû faire paraître à toute laterre ; enfin, de ce que j’ai profané la vertu,en souffrant qu’on appelât, de ce nom masoumission à. tes fantaisies..
Tu étois étonné de- ne point trouver emmoi les transports de l’àmour. Si tu m’avoisbien connue, tu y aurais trouvé toute la vio-lence de la haine.
Mais tu as eu long-temps l’ayantage decroire qu’un, cœur comme le mien s’étoit.soumis mous étions tous deux heureux; tu.me croyois trompée,. et je te trompois..
Ce langage, sans doute te paroît nouveau..Serait-il possible qu’après t’avoir accablé de-douleur,je te forçasse encore d’admirer mon :courage ? Mais c’en est fait, le poison meconsume, ma force m’abandonne, la plumeme tombe des mains , je sens affaiblir jusqu’àma haine : je me meurs..
Du Sérail d J Ispakan } le 8 de là.lune de lihébiah, i ? 1720-
Fin des Lettres Persanes.