lent entretien des communications et dans l’apti-tude de la population au travail. Les banques, lesvoies de transports et l’éducation industrielle, voilàles trois points d’appui de la prospérité matérielledes peuples, voilà ce dont l’on devra doter la France quand on voudra l’enrichir.
De nos jours, l’industrie, en même temps quellearrive au rang de puissance politique, grandit aussidans la taille et les proportions de ses ouvrages. Amesure quelle élève ses prétentions politiques, elleaffecte un nouveau degré d’audace dans ses entre-prises. Il n’y a qu’une cinquantaine d’années qu’àMons et à Liège on a osé pousser les mines à la pro-fondeur de 1,200 et i,3oo pieds, et creuser despuits dont la hauteur perpendiculaire représentecelle de dix ou onze colonnes Vendôme l’une surl’autre. Actuellement ce qui était alors un tour deforce est devenu d’usage courant. J’ai entendu chan-ter dans le pays de Mons le Noël composé en l’hon-neur des mineurs qui les premiers se hasardèrent àdépasser la profondeur de 600 pieds, considéréejusqu’alors comme un nec plus ultra , et j’ai vu l’undes braves qui se risquèrent dans cette expéditiond’Argonautes . Aujourd’hui on lutte sans craintecontre les torrents souterrains, et on les enlève deleurs sources avec des pompes à vapeur qui vomis-sent des fleuves. On brave le feu qui dévore sour-dement les couches de charbon ; on le cerne, on letourne, on l’emprisonne. On défie avec la lampe de