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parler, répondrait-on, des îles Pelew, où il n’y a pasde propriété, ou plutôt du rocher de Juan Fernan-dez , qui n’est habité par personne. Eh bien ! cettebienveillance simple et affectueuse , cette absencecomplète de procès en matière d’héritages, cettemoralité, cette stabilité, cette vénération pour l’ex-périence, sont des phénomènes que vous observerez,quand il vous plaira, dans le pays d’Andorre . AprèsColomb , Magellan ou Cook, après les voyages deRoss et de Parry au pôle glacial, quand toute laterre semblait explorée et rebattue , il reste donc,vous le voyez, un nouveau monde à découvrir. Sivous étiez bien en cour ( je suppose qu’il y ait en-core une cour), ne pourriez-vous pas conseiller d’or-ganiser à cet effet une expédition composée de toutce qu’il y aura de plus bouillant parmi notre jeunessenovatrice (1)?
Vicdessos est un des points où l’on observe le plusnettement les phénomènes qui ont accompagné laformation de la chaîne pyrénéenne. Il fut un tempsoù les roches qui forment sa cime sourcilleuse étaientdéposées au fond des eaux de la mer en couches ho-
de l’Andorre jusqu’à ce jour on ne connaît que deux légitimâmes quiaient demande leur portion de patrimoine pour en jouir à part. Engénéral, lorsqu’un légithnaire, garçon ou fille, se marie et quitte lamaison, le frère aîné lui donne, s’il le faut, plus que sa portion. Lefrère aîné ou l'héritier remplit toujours, dans ces circonstances, lesdevoirs d’un père à l’égard de ses frères et soeurs.
(i) Voir la note 9 à la fin du volume.