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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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NOTES.

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au sein de Toulouse , sur les établissements similairesde la Belgique ou de lAngleterre. Sous le rapport manu-facturier, la valeur des eaux dont le territoire est sillonnéest passablement mise à profit en France . Il reste àprendre cependant des mesures de police pour empê-cher les riverains des petites rivières dempiéter surleur lit par des plantations qui les resserrent outre me-sure et qui les barrent quand elles sont basses. Mais,sous un autre rapport, tout est encore h faire. Le plusgrand service à attendre des eaux, cest lirrigation,Larrosement ajoute , dans une proportion extraordi-naire, à la fertilité des terres et à leur prix vénal. Farlirrigation, ce ne serait pas seulement une étroite li-sière sur la rive quon rendrait plus fertile, ce seraittoute la vallée, ce serait souvent des plateaux spacieux.Sans arrosement, tous les efforts quon fera pour met-tre la production de lespèce chevaline au niveau desbesoins de larmée seront sans succès. Larrosementseul peut fournir en quantité convenable l'aliinenl leplus indispensable aux populations industrieuses, etdont néanmoins nous navons quun approvisionne-ment insuffisant, le bétail.

Car, il ne faut pas se le dissimuler, on modérera trèspeu la cherté de la viande en modifiant le droit dentréesur le bétail. Il est convenable quon réduise ce droit ;ce serait utile à quelques provinces frontières. Il con-vient aussi de changer le mode de perception, et desubstituer la taxe au poids à la taxe par tête. Les bœufsqui entrent par la frontière des États sardes , par exem-ple, ne paieraient alors que 27 fr. 5o c., ou même 22 fr.,au heu de 55 fr., si on les admettaitau taux, élevé pour-tant, de 10 c. par kilogramme, qu'a proposé récemmentle conseil général des manufactures. Ce serait donc ,pour le consommateur de cette partie du royaume,