NOTES.
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au sein de Toulouse , sur les établissements similairesde la Belgique ou de l’Angleterre. Sous le rapport manu-facturier, la valeur des eaux dont le territoire est sillonnéest passablement mise à profit en France . Il reste àprendre cependant des mesures de police pour empê-cher les riverains des petites rivières d’empiéter surleur lit par des plantations qui les resserrent outre me-sure et qui les barrent quand elles sont basses. Mais,sous un autre rapport, tout est encore h faire. Le plusgrand service à attendre des eaux, c’est l’irrigation,L’arrosement ajoute , dans une proportion extraordi-naire, à la fertilité des terres et à leur prix vénal. Farl’irrigation, ce ne serait pas seulement une étroite li-sière sur la rive qu’on rendrait plus fertile, ce seraittoute la vallée, ce serait souvent des plateaux spacieux.Sans arrosement, tous les efforts qu’on fera pour met-tre la production de l’espèce chevaline au niveau desbesoins de l’armée seront sans succès. L’arrosementseul peut fournir en quantité convenable l'aliinenl leplus indispensable aux populations industrieuses, etdont néanmoins nous n’avons qu’un approvisionne-ment insuffisant, le bétail.
Car, il ne faut pas se le dissimuler, on modérera trèspeu la cherté de la viande en modifiant le droit d’entréesur le bétail. Il est convenable qu’on réduise ce droit ;ce serait utile à quelques provinces frontières. Il con-vient aussi de changer le mode de perception, et desubstituer la taxe au poids à la taxe par tête. Les bœufsqui entrent par la frontière des États sardes , par exem-ple, ne paieraient alors que 27 fr. 5o c., ou même 22 fr.,au heu de 55 fr., si on les admettaitau taux, élevé pour-tant, de 10 c. par kilogramme, qu'a proposé récemmentle conseil général des manufactures. Ce serait donc ,pour le consommateur de cette partie du royaume,