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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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POPULATION SCOLAIltE. 44&

La permanence du nombre des élèves de premièreannée est remarquable.

La différence entre le nombre des élèves qui com-mencent, et le nombre de ceux qui achèvent letude dudroit, a progressivement augmenté : les 554 licenciésreçus en 1840-1841 correspondent à 1,084 élèves in-scrits aux cours de première année au mois de novembrei838; tandis que, lannée précédente, cest-à-dire en1839-1840, il y avait eu 609 licenciés pour i,o 52élèves de première année inscrits au mois de novembre1837.

Le mouvement descendant de la population scolairede la Faculté de droit devient plus apparent, circon-stance due en grande partie à ce que les examens sontaujourdhui plus sévères. Voici ce que nous lisons,sur ce sujet, dans un discours prononcé par lhonora-ble doyen, M. Blondeau :

« Après avoir atteint son chiffre le plus élevé pen-dant les années 1834 > 1835 et 1836, le nombre de nosélèves, qui, en 1837, avait baissé tout-à-coup denviron200, était resté à peu près le même depuis cette époque.Au mois de novembre dernier, il a subi une seconderéduction denviron 200, le nombre des élèves nou-veaux nayant atteint que les quatre cinquièmes duchiffre auquel il sétait élevé lannée précédente.

» Il est probable quon doit principalement attribuercette diminution aux changements qua subis le pro-gramme de lexamen du baccalauréat ès-lettres.

» Si toutes les connaissances exigées par le nouveauprogramme sont vraiment nécessaires à ceux qui aspi-rent aux fonctions ou professions pour lesquelles legrade de bachelier ès-lettres est, en quelque sorte, unpremier échelon, on ne peut quapplaudir à une inno-vation qui doit amener un plus juste rapport entre le