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Tome premier.
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uni que le parchemin. On conserve dans la biblio-thèque du roi de Suède le manuscrit original d ’Ul-phjlas 3 évêque arien du quatrième siècle, qui est unetraduction des quatre évangiles en langue gothique,qu’on nomme Cedex argenteus, parcequeles lettressont en or et argent, sur vélin couleur pourpre.— Ulphiîas illuitratus j par Ihre. Upsal , ij 55 .

Il y avoit anciennement dans les Gaules des chry-sographes ou écrivains en lettres d’or. Cet usageéloit très commun dans les quatrième et cinquièmesiècles : il est devenu plus rare dans la suite; il s’estmême perdu, car on ne sait plus aujourd’hui attacherl’or au papier, de façon que les lettres semblent êtred’or battu cl même d’or bruni. J’ai vu dans l’éidise de

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Notre-Dame, à Aix-la-Chapelle , les quatre évangilesen latin dont se servoil Charlemagne . Ils sont écritsen lettres d’or sur un parchemin pourpré. On les atrouvés dans son tombeau ; il les tenoit de la maingauche, et son épée de la main droite. Ces deux mo-numens du huitième siècle servoient à la cérémoniedu couronnement des empereurs à Francfort . Danslîi sacristie de la paroisse de Samt-Lupicm , dépar-tement du Jura , établie dans le prieuré de Lauconneen Franche-Comté , on voyoit encore en 1776 unmanuscrit de onze cents ans d’antiquité. Ce sont lesquatre évangiles écrits en lettres d’or et d’argent sur