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sur la fin du i4® siècle et au commencement du i5%à graver et à sculpter sur bois et sur cuivre. Ilsavoient été devancés par les sculpteurs, ciseleurs,graveurs et fondeurs des i3 et i4 e siècles. En effet,que l’on parcoure les anciennes cathédrales, les an-ciens monastères, on trouvera sur les portiques, surles tombes , sur les autels, dans les cloîtres, des dé-corations, des ornemens, des figures, des histoireschargées d’inscriptions en lettres gothiques, tailléessur la pierre, ou fondues en airain, qui expliquentsommairement le sens de ces monumens , et qui an-noncent le nom de leur auteur, avec la date de l’année.Or, ces caractères en relief ou en creux ont servi demodèles pour l’imprimerie tabellaire. Il en est demême des lettres peintes sur les anciennes vitres ; ellesont la plus grande ressemblance avec celles des livresd’images.
Jean de Bruges ou Van Eyck avoit fait un grandpas pour la peinture et pour l’imprimerie, par samanière ingénieuse de broyer les couleurs. Cepen-dant Lessing, dans un ouvrage allemand publié àBrunswick en 1774 > ne fait aucune difficulté d’en-lever à Van Eyck et à son frère Hubert, un hon-neur dont ils sont en possession depuis plus de quatrestecles ; il affirme que la peinture à l’huile avoit étéconnue plusieurs siècles avant eux. Les preuves sur