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les difficultés étoient encore extrêmes : ayant entre-pris une Biblej ils en avoient à peine achevé le troi-sième cahier ( la quarante-huitième page) (i) , qu’ü sétoient déjà en avance de 4ooo florins. HeureusementPierre Opilio ( 2 ) , domestique , puis gendre de JeanFust, trouva un moyen plus facile de fondre les ca-ractères (3); il acheva l’art. Trithème , qui déclareavoir appris tout ce détail de Pierre Opilio lui-même»ajoute que les trois associés demeuroient à Mayencedans une maison dite Zumjungen, et depuis nomméeMaison de Vimprimerie , qu’ils y tinrent leur art fortcaché durant quelque temps, mais que leurs ouvriersle répandirent à Strasbourg et chez toutes les na-tions.
Pierre Opilio ou Schœffer eut de Fustliine, fillede Fust, un fils nommé Jean Schœffer, qui exerçaaussi l’art de l’imprimerie, et qui, dans les souscrip-
fundendiformas onmium lalini alphabeti lillerarum, quas ipsi matricesnominabant, ex quibus rursùm œneos sivc stanneos charactcres, fuit'debant, ad omnem pressurant sufficientes, quos prias manibus sculpc-bant. * Pag. 94.
(1) Terlium quaternionem. * P. i 3 o:
(a) Opilio, berger, en allemand schœffer.
( 3 ) Pelrus autem Opilio, tune famulus, posteà gener inventonsprimi Joannis Fust, honto ingeniosus et prudens, faciliorem modu' nfundendi eharactcres excogitavit, et artem, ut tvunc est, complcvd'* P. 118.