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sont les plus anciennes ; mais elles ne remontentqu’à l’année 1460 , tandis que dès i43o, Harlem avoit vu paroîlre les livres avec figures imprimés parLaurent Coster. En décrivant ces livres, Scriverius avoue qu’ils sont presque tous xylograpliiques -, ilexcepte toutefois le Spéculum salutis , qu’il crottimprimé, non avec des caractères mobiles de bois ,procédé qui lui semble à peu près impraticable, maisavec des caractères de fonte.
Cet ouvrage de Scriverius est beaucoup plus ins-tructif, et vaut mieux à tous égards que celui qui futpublié douze ans après par Boxhorn (i) sur le mêmesujet. Boxhorn ne fait guère que citer et commenterdeux inscriptions qui se lisent, l’une sur la maison,l’autre sous la statue de Laurent Coster : la première,Memoriæ sacrum, typographia ars omnium con-servatrixhîcprimûm inveniacircaannum i44°- LaSeconde, Vivo consulari Laurentio Costero Harle-mensi , alteri Cadmo , et arlis lypogrçtphiccecirca annum Domini i4-3o inventoripriminn benède lilteris ac toto orbe merito, hanc Q. L. Q. C. sta-tuant, quia œream non habwt , pro monumenlopostât civis gratissimus. La différence des dates
( i) Marci Zacriji Boxliornii Dissertatio de lypographicœ artis iaven-lionc. Lugd, Batay. de Vogel. 1640, in-4 0 .