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caractères mobiles de métal, sculptés, façonnés aucouteau, amollis au feu, ne purent jamais leur servirà l’impression d’un seul livre. Après avoir donc perdubeaucoup de temps et d’argent dans ces essais , Fust ,peut-être avec l’aide de Pierre Schœffer , imaginaenfin les poinçons et les matrices pour fondre des let-tres de métal. Le premier fruit de cette invention futla Bible latine qui parut entre et i 452 . Elle futsuivie des Lettres de Nicolas Y, desStatuts de Mayence,enfin du Psautier , en i 4 ^ 7 -
Un supplément à l’histoire de l’imprimerie , deProsper Marchand , supplément dont la premièreédition est de 1773, et la seconde de 177$ (1),a pour auteur Mercier, abbé de Saint-Léger. Ce sa-vant bibliographe a évité d’énoncer dans cet ouvrageune opinion bien formelle sur l’origine de l’imprime-rie : cependant si l’on rassemble un certain nombredes observations critiques dont il a composé ce sup-plément , on en pourra conclure qu’il trouvoit peusatisfaisant ce qui s’étoit dit en faveur de Harlem et deStrasbourg ; qu’ilcroyoit qu’après les planches fixes,on avoit employé des caractères mobiles de bois, etque ce second procédé avoit servi à l’impression desConfessionalia et d’un Douai ; qu’il douloil de lapossibilité d’exécuter xylographiquement le volumi-