DE M. DE MONTESQUIEU, XIXcipe où ils furent toujours de ne jamaisfaire la paix qu’après des victoires ; dansl’honneur du triomphe , sujet d’émulationpour les généraux ; dans la protection qu’ilsaccordoient aux peuples révoltés contre leursrois ; dans l’excellente politique de laisseraux vaincus leurs dieux et leurs coutumes ;dans celle de n’avoir jamais deux puissansennemis sur les bras , et de tout souffrir del’un , jusqu’à ce qu’ils eussent anéanti l’autre.Il trouve les causes de leur décadence dansl’agrandissement même de l’état, qui changeaen guerres civiles les tumultes populaires ,dans les guerres éloignées, qui, forçant lescitoyens à une trop longue absence, leurfaisoient perdre insensiblement l’esprit répu-blicain *, dans le droit de bourgeoisie accordéà tant de nations, et qui ne fit plus du peu-ple romain qu’une espèce de monstre àplusieurs têtes ; dans la corruption intro-duite par le luxe de l’Asie ; dans les pros-criptions de Sylla , qui avilirent l’esprit de,lanation et la préparèrent à l’esclavage ; dansla nécessité où les Romains se trouvèrentde souffrir des maîtres, lorsque leur libertéleur fut devenue à charge; dans l’obligationoù ils furent de changer de maxime en chan-geant de gouvernement; dans cette suite demonstres qui régnèrent, presque sans inter-ruption , depuis Tibère jusqu’à Nerva , etdepuis Commode jusqu’à Constantin ; enfin,dans la translation et le partage de l'empire-*
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