11} Analyse
c’est-à-dire , sous celui qui est uniquementrelatif à leur nature et à leur principe. En-visagés de cette manière, les états ne peu-vent avoir d’autres rapports que celui de sedéfendre ou d’attaquer. Les républiques de-vant, par leur nature, renfermer un petit état,elles ne peuvent se défendre sans alliance ;mais c’est avec des républiques qu’elles doi-vent s’allier. La force défensive de la monar-chie consiste principalement à avoir desfrontièreshorsd’insulte.Les états ont,commeles hommes, le droit d’attaquer pour leurpropre conservation : du droit de la guerredérive celui de conquête 5 droit nécessaire,légitime et malheureux, qui laisse toujoursà payer une dette immense , pour s’acquit-ter envers la nature humaine , et dont la loigénérale est de faire aux vaincus le moinsde rnal qu’il est possible. Les républiquespeuvent moins conquérir que les monar-chies : des conquêtes immenses supposentle despotisme, ou l’assurent. Un des grandsprincipes de l’esprit de conquêtes doit êtrede rendre meilleure , autant qu’il est possi-ble , la condition du peuple conquis ; c’estsatisfaire tout à la fois la loi naturelle et lamaxime d’état. Rien n’est plus beau que letraité de paix de Gélon avec les Carthagi-nois , par lequel il leur défendit d’immolerà l’avenir leurs propres enfans. Les Espa gnols , en conquérant le Pérou , auroient dûobliger de même les habitans à 11e plus ira-