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Tome troisième.
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Gentiane.

mutiques, 3 fois plus courts que le tubecampanule, à plis courts arrondis api-culés, ponctués ; anthères d'abord con-nées, puis libres, portées par des filetstrès courts. Alpes .

28 G. de Hongrie . G. PannonicaJacq. G. purpurea Vin. Pneumonan-the Pmmonica Schmidt. Herbe vivacehaute de 25 h 35 cent.; feuil. infér.largem. ellipt., quinquénervées, sca-bres sur les bords, atténuées à la baseet au sommet, munies d’un pétiolecourt ; les supér. sessiles, ovales-lanc.,trinervées, acuminées; fl. pourpres, lon-gues de 4 cent. ; calice à 5-7 lobes ré-fléchis, plus longs que le tube ; corollecoriace, pourpre supérieurem., à lobesovales plus amples au milieu, obtus ,apiculés, 2 fois plus courts que le tubecampanulé, il plis tronqués, ponctués ;anthères connées, puis libres. Alpes .

9’ Section. — Tretorrhiza Ren.— Calice entier ; corolle plissée, ù plisbifides, campanulée, glabre, dépourvuede couronne; anthères dressées, ou re-tombantes, libres; styles le plus sou-vent nuis; stiym. 2, oblongs, révoltués,entiers; capsule sessile; graines nonailées. — Herbes vivaces ou ann., ù fl.petites, bleues ou blanches, ù peineponctuées, à 4-5 divisions, et accom-pagnées de bradées.

29 G. croicette. G. cruciata Lin.Hippion cruciata SctiM. Herbe vivace,haute de 30-35 cent., il tiges simples,ascendantes ; feuil. ovales-lanc., scabressur les bords, concolores, un peu dres-sées, rapprochées, a mérithalles iné-gaux ; en juin-juill., 11. bleues, longuesde 2 cent., disposées en cymes termi-nales-capitulées; calice à 4 dents dé-coupées latéralement en petites dentslinéaires ; corolle dépassant beaucoupla longueur du calice, h tube clavi-forme, à lobes ovales aigus: anthèresdressées; stigrn. courts, sessiles, ovalesenroulés. France .

30 G. à grandes feuilles. G. ma-

croplujlla Pâli.. Ilippion macrophyllumSchmidt. Herbe vivace, haute de 30 àpo cent. ; tiges simples , ascendantes,u merithalles inégaux; feuil. lane., abords un peu rudes, discolores, très

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étalées , distantes ; en juil.-août, fl.bleues, longues de 2 cent., disposées encymes eapituliformes terminales ; caliceh 4-5 dents latéralem. laciniées en trèspetites dentelures; corolle plus longueque le calice, a tube elaviforme, à lobesovales, dressés, puis enroulés. Sibérie ,4796.

Culture. ■ — Toutes ces espèces deGentianes sont de plein air ; cependantcelles des Alpes et des Pyrénées ontsouvent besoin d’être abritées sous unchâssis froid pour les protéger contre latrop grande humidité de nos hivers. La4 '• espèce et ses variétés se conviennentparfaitement dans une bonne terre franche, un peu sablonneuse, qui laisse fa-cilement écouler l’eau. Toutes les au-tres veulent la terre de bruyère pure,mais un peu légère, plutôt sableuse quetourbeuse. On les multipl. par la sépa-ration des touffes; opération qu’il fautpratiquer avec un grand soin, et le plusrarem. possible ; car cette séparationest très nuisible h ces plantes qui fon-dent ensuite très facilement. Les grainesdes espèces vivaces doivent être seméesaussitôt après la récolte, dans des potsou terrines remplies de terre de bruyère,et très peu recouvertes. On rentre cespots ou terrines en serre chaude jusqu’àla 2 e année , après la germination ,époque à laquelle on les sépare pour lesrepiquer en pleine terre. Pour les es-pèces annuelles on les sème tous les ansau printemps en terre de bruyère, à uneexposition un peu ombrée.

Toutes les Gentianes sont de très jo-lies plantes; malheureusement elles de-mandent des soins qui les font repous-ser de nos parterres. Rien do glus gra-cieux cependant que la G. acaulis pourbordures de plates-bandes de terre dobruyère.

La célébrité de la racine de Gentianejaune, comme médicament, remonte àla plus haute antiquité; elle occupait lepremier rang parmi les fébrifuges,avant la découverte du quinquina. LaGentiane donne son nom à un siropsimple, à un Jsirop composé et à uneteinture ;son extrait et sa poudre sontd’un usage très répandu dans nos phar-macies ; elle entre dans la thériaque, le

GENTIANÉES.