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Tome troisième.
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234 Cuscute.

4 C. du Chili . C. Chilensis Bot. reg.Tiges capillaires rameuses bifurquéesocracées ; en juin-août, fl. odorantesblanches presque sessiles , rapprochéesen petits capitules pédoncules ou sessi-les au sommet des rameaux ; calice lon-guem. cupuliforme, à 5 lobes obtus; co-rolle tubuleuse-cylindr. 2 ou 3 fois pluslong, que le calice, h tube dilaté, à 5 dentsaiguës souvent réfléchies ; styles nonsaillants; stigm. capités-globuleux.l 821.

Culture. —Toutes ces plantes, quoi-que parasites, doivent être semées enterre au pied de la plante sur laquelleelles se fixent ordinairem. lorsque leurstiges ont atteint une certaine longueur.Les Cuscutes sont des végétaux assezcurieux par leur manière de végéter ;elles peuvent très bien figurer dans lesjardins d’amateurs. Mais, si elles pré-sentent quelque intérêt aux yeux del’horticulteur, leur présence dans leschamps de luzerne, de lin, etc., n’est pasaussi agréable aux cultivateurs. En ef-fet, les Cuscutes causent de grands dom-mages dans les cultures. Appelées parles paysans Teigne, Hache, Perruque, cesplantes germent en terre; leurs ligess’élèvent sans appui jusqu’à ce qu’ellesrencontrent les végétaux auxquels elles

Sèbeatier.

se fixent au moyen de petits suçoirs quipercent l’écorce et vont se mettre encommunication avec la partie ligneusede la tige où se trouvent les vaisseauxqui contiennent les sucs séveux, et d’oùces parasites tirent toute leur nourri-ture. De la plante sur laquelle les Cus-cutes se sont fixées, les rameaux s'é-tendent sur les plantes voisines, s’ygreffent de nouveau à l’aide des suçoirs,et cela avec une telle rapidité, que, dansle cours d’un mois, un seul individu peutenvahir un espace très considérable etfaire périr toutes les plantes qui s’ytrouvaient cultivées.— Lorsque la Cus-cute se développe sur des plantes an-nuelles, on doit se hâter de les arracheret de les brûler avant la fleuraison. Lors-que ce sont des plantes vivaces qui setrouvent attaquées , on doit les couperentre deux terres et les brûler. Ou arecommandé aussi, pour la destructionde ces parasites, le feu à l’aide de pailleétendue sur les places infestées de Cus-cutes. Ce moyen, très efficace, ne laisseaucune trace sur les luzernes, dont leslongues racines développent, quelquetemps après, de nouvelles et vigoureusestiges qui sont exemptes de la conta-gion.

BORRAGINÉES.

FAMILLE CXLIX.— BORRAGINÉES.

Herbes ou sous-arbriss. quelquef. arbres à rameaux cylindr. ou irrégulièrem. an-guleux ; feuil. alternes simples, ordin. couvertes de poils plus ou moins longset raides: stipules nulles; fl. régulières ou très rarem. irrégulières, berinaphr.,disposées d’un seul côté de l’axe floral, formant des épis ou cymes scorpioïdesou en forme de crosses. — Calice libre, herbacé, souvent persistant, plus oumoins profondém. découpé en 5 lobes ; corolle hypogyne décidue, monopétale,le plus souvent quinquélobée, à tube cylindr., à limbe étalé ou dressé, à gorgenue ou garnie de petits faisceaux de poils ou d'écailles opposées aux lobes;étam. 5 ; anthères biloculaires, à loges parallèles, s’ouvrant par une fente lon-gitudinale; ovaires 4 uniovulés, rarem. 1 quadriloculaire ; style simple naissantà la base et entre les 4 ovaires, entier ou bifide ou quelquef. quadrifide; fruitcomposé de 4 carpelles secs (akènes) uniloculaires nionospermes indéhiscents;graine dépourvue d’albumen ; embryon droit rarement arqué, à cotylédonsfoliacés entiers.

TRIBU I. — CORDIACÈES.

Arbres ou arbriss. à fl. disposées en épis,en grappes ou en panicules; ovaireunique à 4 loges; style terminal di-visé au sommet en 4 lanières linéai-res, rarem. style nul; fruit charnudmpacé indéhiscent, à 4 loges ; coty-

lédons épais un peu charnus, pliéslongitudinalement ; albumen charnu.

SÉBESTIER. CORDIA [E. Cor-dus, botaniste allemand ]. — Calice tu-buleux ou obovale ou campanulé, 'a 4-5,rarem. 3 ou 6-8 dents; corolle infon-dibuliforme ou hypocratérimorphe, à