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Tome troisième.
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Erinus. SCROPHULorales-lanc. ; corolle à tube ventru, àlobe médian 2 fois plus long que lesautres. Allemagne , 1776.

19 D. à fleurs vertes. D. viridifloraLindl. Herbe vivace revêtue de duvetglanduleux; feuil. ovales-lanc. ou oblon-gues aiguës denticuléés; en juin - août,

11. verdâtres, disposées en épis unilaté-raux, longs de 30 à 60 cent., feuillés àleur base ; calice il segm. linéaires oulanc.; corolle pubescente-visqueuse, àtube allongé arqué ou un peu renflé, hlobes étalés un peu inégaux. Asie mi-neure, 1827.

Culture. — Toutes les espèces dusous-genre Digitalis sont de plein air ;elles préfèrent les terres plutôt douceset sablonneuses que compactes. Quoiquevivaces, il est essentiel, pour toujoursavoir du beau plant, d’en semer tous lesans pour remplacer les anciennes touf-fes qui dépérissent en très peu d’années;les semis se font soit à l’automne, aus-sitôt après la récolte des graines, soitau mois de mars, sur une plate-bandeun peu ombragée. Lorsque le plant aquelque force, on le repique en pépi-nière pour le transplanter ensuite enplace.—La D. pourpre est une de nosplus belles plantes d’ornement; les au-tres produisent peu d’effet et sont gé-néralement abandonnées aux collectionsbotaniques. — Les 2 espèces du sous-genre Isoplexis sont do serre froide ;elles ont besoin de beaucoup de lumièreet d’air. En été, on doit les placer dansune exposition ouverte et non ombra-gée. On les multiplie par graines qu’onsème aussitôt après la récolte , en potsplacés en serre ou sous châssis froid ;elles germent ordin. au printemps sui-vant.—Sans être jolies, ces plantes mé-ritent une place dans les collectionsd’amateurs.

ER.INUS Lin. [La signification dunom à’erinus est assez obscure. On pré-tend que le mot grec erinos était appli-qué au figuier sauvage. Dioscoride men-tionne sous ce même nom une plantelaiteuse qui est, pour quelques auteurs,la raiponce (c ampanula rapunculus) ;enfin Matthiole cite sous le nom d’eri-*>us une plante de la famille des Cliico-ïacées, et qui est probablement l’épcr-

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vière des bois, hieracium sylvestreTausch.]. —Calice profondém. quin-quéfide; corolle bilabiée, à tube court,à lobes échancrés, dont 2 supér. recou-verts par les infér. dans la préiloraisonqui est révolutée ; étant. 4 , ;didynamescourtes non saillantes; anthères réni-formes uniloculaires; style très court;stigmate bilobé , b lobes divergentsarqués ; capsule sillonnée , à déhis-cence loculicide , s’ouvrant en 2 valvesbifides, U bords rentrants nus, se déta-chant de la colonne centrale placenti-fère ; graines ovoïdes rugueuses mar-quées de lignes oblongues sur la faceinterne.

1 E. des Alpes . E. Alpimis Lin. E.Hispanicus Pers. Herbe vivace glabreou poilue, très rameuse formant de lar-ges toulfes gazonneuses; ram. florifèrescouchés ou ascendants, longs de 8 à 20cent.; feuil. spatulées, obtuses au som-met, rétrécies à la base, bordées dequelques grosses dents, longues au plusde 15 millimèt., souvent beaucoup pluscourtes : les infér. rapprochées a labase , presque radicales , longuem. pé-tiolées, les supér. et florales bractéifor-mes; en mars-avril, fl. bleuâtres, viola-cées ou carnées , disposées on grappessimples unilatérales; calice U lobes fo-liacés linéaires oblongs ou presque spa-tules ; capsule de la longueur du calice.1739.

Culture. — Cette jolie petite plantecroît dans les montagnes sous - alpinesdes contrées méridionales, dans le Dau-phiné, les Pyrénées , etc. Pour la culti-ver avec avantage, il faut lui préparerun terrain rocailleux avec de la terre debruyère et la couvrir pendant l’hiveravec do la litière sèche pour la préser-ver non-seulement de la gelée, mais del’humidité qui la fait souvent fondre ;on peut en rentrer quelques pots souschâssis froid. — VErimis peut servir Uorner les endroits rocailleux, les rocherset plates-bandes ou massifs do terre dobruvère.

WULFEEflA ,1 a c q . [F.-X. AVul-fen, botaniste allemand ].—Calice quin-quépartit; corolle tubuleuse, à lobesdressés-étalés : le supér. échancré oubifide, l’infér. entier ou bifide, les laté-