584 Audibertia.
anthères incomplètes, h connectif li-néaire ascendant, articulé avec le filet,portant au sommet une anthère linéaireuniloculaire, dépourvu d’anthères à labase et brièvem. acuminé.
1 A. blanchâtre. A. incana Benth.Sous-arbriss. de 50 cent, de hauteur, ilrameaux divariqués rameux blanchâ-tres ; feuil. brièvem. pétiolces, longuesde 27 à 40 millim., obovales-oblonguesobtuses entières, rétrécies à la base,blanchâtres ; feuil. florales sess. ovales,plus larges pubescentes, les super, ar-rondies ciliées, un peu plus grandes queles bractées ; eu juil.-sept., fl. d’un bleupâle, disposées en fauxverticilles serrésglobuleux multiflores, les infér. éloignésde plus de 27 mill., formant des grap-pes simples ; bractées de même long,que le calice, imbriquées, orbiculairesou obovales, pubescentes ciliées ; calicepresque sess. pubescent, à lèvre supér.largem. arrondie, entière, très obtuse,l'infér. h lobes oblongs obtus, pluscourts que la lèvre super.; corolle à tube2 fois plus long que le calice, droit, gla-bre inlérieurem., à lèvre infér. 2 foisplus longue que la supér., h lobe du mi-lieu très large concave échancré den-ticnlé ; étam. saillantes. Amérique sep-tentrionale, 1827.
CuLTunE.— Serre tempérée; multi-plie. par boutures, tenues sous clocheset ombragées.
ROMARIN. RO S il A R IN VSTourn. [de ros marirns, rosée de lamer, parce que cette plante croît gé-néralement sur les côtes], — Arbriss. àcalice ovale campanulé bilabié, à lèvresupér. entière, l’infér. bifide, à gorgenue intérieurem.; corolle à tube saillant,glabre en dehors, à gorge un peu ren-flée, h limbe bilabié, à lèvres presqueégales, la supér. dressée échancrée,l’infér. étalée trifide, à lobes latérauxoblongs dressés, un peu tordus, celuidu milieu très grand concave réfléchi ;étam. supér. rudimentaires ou nulles,les 2 infér. fertiles ascendantes, dépas-sant la lèvre supér., insérées à la gorgede la corolle, à filet brièvem. denté audessous du milieu; anthères linéairesuniloculaires, réunies par le bord ; stylea lobe troc jourt ; akènes lisses.
Romarin.
1 R. officinal. R. ofjtcinalis Lu,Arbriss. pouvant atteindre 1 mèt. 50 c.de haut, très rameux et très feuillé;feuil. sess. linéaires entières, enrouléesau bord, blanchâtres en dessous ; enjanv.-avril, û. blanches ou d’un bleupourpré, disposées en grappes courtesaxillaires, peu nombreuses rapprochéesopposées, presque sess.; bractées pluscourtes que le calice; calice pourpre;corolle à tube peu saillant. France mé-ridionale.
— a feuil. panachées de blanc.
— à feuil. panachées de jaune.
CuLTunn. — Le Romarin est un ar-brisseau qui croit très bien en pleineterre à l’air libre, sous le climat de Pa-ris ; il aime les terrains'chauds et lesexpositions abritées, au pied d’un mur,par exemple. Par prudence, il est bonde couvrir sa partie infér. avec de la li-tière ou des feuilles pendant les grandsfroids, ou d’en rentrer quelques petitspieds en orangerie. Les variétés pana-chées sont plus délicates; il faut lesrentrer dans l’orangerie et leur donnerpeu de nourriture, autrement les feuil-les redeviennent entièrement vertes. Onles multiplie très facilement par bou-tures ou par graines. Les jeunes plantesont besoin d’être abritées l’hiver pen-dant les 2 premières années.
Le Romarin est un joli arbrisseaud’ornement qui répand une odeur bal-samique assez agréable. On en extraitune huile essentielle qui entre dansl’eau de Cologne . Ses sommités fleuriesentrent dans la composition de l’eau demélisse, du vinaigre des quatrevoleurs;c’est au Romarin que Veau de la reinede Hongrie doit les propriétés excitan-tes dont elle jouit. Dans quelques pays,ses feuilles servent d’assaisonnement.
HONARDA [à N. Monardez, mé-decin espagnol, né à Séville , au dix-septième siècle].— Herbes à feuil. sou-vent dentées ou crénelées; fl. agglomé-rées en faux verticilles peu nombreux,très serrés, soutenus par des bractées;calice tubuleux allongé, à 15 nervureset à 5 dents, à gorge velue intérieurem.ou rarcm. presque nue; corolle à tubesaillant, glabre oc pubescent eu dédain,
LABIÉES.