Germandrée.
à ram. blanchâtres; feuil. étroites li-néaires , très entières, blanchâtres endessous, à bords roulés; en juil.-août,fl. pourprées, disposées en faux verti-cilies peu nombreux, rassemblés en ca-pitules terminaux ; calice légèrem. dé-cliné tubuleux campanulé, à dents lanc.pointues subulées, presque égales. Il nediffère du T. montanum que par unetige un peu plus redressée, des feuillesplus étroites et des fl. d’un rouge pour-pre. Espagne , 1816.
Cülturb. — Les espèces 15, 16, 19,24, 25, 27, 28, 29, 33 et 39 sont deplein air. Il leur faut un terrain sec etchaud et une bonne exposition; les ter-,res glaiseuses ne leur conviennent nul-lement; on multiplie les annuelles, 24et 27, par graines semées en avril surplace ; et les autres, qui sont vivaces,par la séparation des touffes et de bou-tures. On doit abriter sur les tablettesde l’orangerie, près les vitres, les espè-ces'4, 9,12,17,18,20,23, 26,30, 32,34, 38 et 40. Enfin, les espèces 1, 2,7, 10, 11, 13, 14 sont de serre tem-pérée; elles veulent beaucoup de lu-mière et d’air, une terre légère danslaquelle la terre à bruyère domine ; onles multiplie par boutures ou par grai-nes pour celles qui mûrissent leursfruits.
Beaucoup de Germandrées sont cul-tivées dans les collections d’amateurs;parmi les espèces de pleine terre lesplus remarquables, nous citerons la 16 e ;dont les épis sont assez jolis, puis les4 e , 5 e , 8', 12°, 21 e , la variété d,e la 30“et la 37 e ; dans les espèces de serretempérée ou d’orangerie, ce sont les 2,3, 10 et 11.
Quelques espèces sont employées enmédecine. Le T. chamædrys ou Petitchêne, dont l’odeur légèrement aroma-tique et la saveur amère et un peuâcre, entre dans la thériaque, l’élixir deSoughton, et les espèces dites amères.Le T. scordium a donné son nom a VA-lectnaire diascordium ; il entre dans lathériaque et la poudre vermifuge duCodex ; il contient une certaine quan-tité de tannin. Il en est encore quel-ques autres, mais qui sont peu usitées;tel est le Marum qui est assez riche en
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huile essentielle et sur lequel les chatsaiment h se rouler; il parait que sonodeur agit sur ces animaux comme ex-citant les organes génitaux. Le Sooro-donia ou Sauge des bois, le flavicansou Pouliot jaune des montagnes, etc.
BUGXiE. AJUGA Lin. — PI. an-nuelles vivaces ou h peine sous-frutes-centes â la base, plus rarem. frutescen-tes, souvent tombantes ou ascendantes,quelquefois stolonifères ; calice ovalecampanulé ou globuleux, presque égal,h 5 dents ou h 5 divisions; corolle àtube inclus ou saillant, garni intérieu-rem. d’un anneau de poils ou formantune demi-spirale ; limbe à 2 lèvres : lasuper, très courte, légèrem. échancrée,l’infér. allongée étalée trifide, à divis.latérales oblongues : celle du milieu plusgrande, échancrée ou bifide ; étam. as-cendantes, au nombre de 4, dydina-mes, dépassant la lèvre supér. : lesinfér. plus longues que les supér. ; an-thères biloculaires, û loges divergentesou divariquées, réunies û la base; stylebifida; fleurs réunies en faux verti-cilles nombreux, tous axill., ou les su-pér. rapprochés en épis ; feuil. floralestantôt semblables aux caulinaires, tan-tôt plus petites ou difformes.
1 B. rampante. A. reptans Lin.Plante vivace, à ram. florifères, hautsde 20 û 30 centim.; les stolons ou ram.stériles rampants, plus courts et peufeuilles; feuil. ovales ou obovales trèsentières ou sinuées, presque glabres, demême que les tiges : les florales ovalessess., les infér. beaucoup plus longuesque les fl., les supér. plus courtes ; enmai-juin, tl. bleues ou blanches , réu-nies par 6 à 20 en faux verticilles, dontles infér. éloignés, les supér. rappro-chés; calice à 5 divisions profondes.Indigène.
2 B. d’Orient. A. Orientalis Lin.Plante vivace sans stolons ou coulants;tiges ascendantes, couvertes d’un du-vet laineux, hautes de 30 à 40 centim.;feuil. ovales, rétrécies à la base : lesradicales quelquefois péliolées, les cau-linaires sess., les florales sess. largesovales, à lobes incisés ou dentés, pluslongues que les fl.; en mai-juin, fl.bleues, disposées en faux verticilles