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Renoué». POLYGONEES. Renoués. lil
et raides, accompagnées de stipulestronquées et ciliées à leur bord; fl. as-sez grandes, purpurines, en épis unpeu allongés, généraient, serrés et dres-sés; fruits lisses et luisants, tantôt len-ticulaires, tantôt à 3 angles et a 3 facesconcaves. — Cette espèce est communedans les terres humides , dans les fos-sés, le long des eaux dans toute l’Eu-rope, dans la Sibérie, en Chine, au Ja-pon et dans l’Amérique septentrionale.On la trouve fréquemment marquéed’une tache noirâtre sur le milieu desfeuilles.
5 K., poivre d’eau. P. hydropiperLis. Celte espèce, vulgairement nom-mée Poivre d'eau, Curage, Renouéeâcre, s’élève de 5 h 8 décim. ; elle estannuelle; tige dressée, rameuse sou-vent dès sa base; feuil. oblongues-lano.ou lanc., h pétiole court, glabres ou àpeu près, ainsi que les stipules qui sontciliées; fl. d’un blanc verdâtre ou légè-rem. lavées de rouge, disposées en épisgrêles et lâches, presque toujours éta-lés ou pendants ; calice chargé de pointsglanduleux; fruits non luisants, à sur-face très fiuem. rugueuse, tantôt lenti-culaires, avec une saillie longitudinalesur chacune des 2 faces,tantôt à 3 an-gles, avec les 3 faces faiblem. concaves.— Cette Renouée doit sou nom à sasaveur âcre et piquante, comme poi-vrée. Elle est aussi commune que la pré-cédente dans les endroits humides etmarécageux , dans les fossés, au borddes eaux, dans toute l’Europe, dans laSibérie , dans l’Amérique septentrio-nale.
Culture. — Les deux espèces pré-cédentes n’ont que bien peu d’intérêtpar elles-mêmes. Elles se multiplientpar graines, et viennent sans difficultédans toutes les terres fraîches ou hu-mides.
6 R. tinctoriale. P. iincloriumLour. Tige redressée, haute de 5-6 dé-cimèt.; feuil. ovales, un peu aiguës ausommet, épaisses glabres; stipules engaines serrées tronquées membraneusesglabres, ciliées k leur bord; fl. rouges,se développant dans nos climats à lafin de l’été et en automue, disposéesen épis paniculés ; 6 étam. ; style fendu
en 3 branches. Chine , où elle croîtspontanément et où elle est de plus cul-tivée en grand pour l’indigo qu’on ex-trait de ses feuilles. Dans nos climats,le P. tinctorium est annuel; mais enChine il est bisannuel d’après Aiton,vivace d’après Loureiro , Willdenow ,Meisner, etc.
L’introduction en Europe de cetteplante intéressante remonte au siècledernier. Une note ajoutée k la traduc-tion du voyage de lord Macartncy nousapprend que lu père d’Incarville en en-voya des graines ù Bernard de Jussieu ,qui cultiva l’espèce avec succès; maisgénéralement on ne fait remonter cetteintroduction qu’à l’année 1776, époqueoù John Blake envoya en Ang’eterredes graines de ce précieux Polygonum,sans toutefois en faire connaître le mé-rite. En réalité, l’attention ne s’est fixéesur cette plante que depuis vingt ans.En 1833, M. Fischer en envoya au Jar-din des Plantes de Paris des grainesqui réussirent parfaitement. Frappé del’importance que pourrait avoir la cul-ture en grand dans nos climats d’uneplante indigofère, M. Delile, directeurdu jardin des plantes de Montpellier,essaya, en 1835, de cultiver le Polyg.tinctorium sur une échelle assez éten-due pour pouvoir en répandre la graineen diverses parties de la France , et sonexemple, ses conseils déterminèrentplusieurs cultivateurs à faire des essaisde cette nouvelle culture. A Paris , plu-sieurs agronomes et horticulteurs ontfait, depuis quelques années, des expé-riences du même genre, et grâce à eux,surtout grâce à M. Vilmorin , l’on saitmaintenant comment devrait être diri-gée dans nos climats la culture du P.tinctorium, si elle pouvait devenir vé-ritablement avantageuse.
Culture. — Le P. tinctorium secomporte comme annuel, et c’est ainsiqu’il doit être traité. En effet, on a inu-tilement essayé à Montpellier d’en con-server les racines dans des silos pen-dant l’hiver pour les replanter au prin-temps, comme il paraîtrait que cela sepratique fréquemment en Chine . Lamultiplication de celte plante se faitdès lors habituellement par graines ; le