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Tome troisième.
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Cannellier, Ï.ÀURINÉES. Cannellîer. 737

îicîforme de 4 à 6 sépales soudés à la hase, imbriqués dans la préfloraison,quelquefois marcescent dans sa totalité, plus souvent arcrescent dans sa partieinférieure et formant une cupule qui emboîte la base du fruit ; étamines péri-gynes, insérées sur le bord d’un disque qui tapisse le fond du périanthe el s’ac-croît ordinairement avec le fruit, toujours en nombre défini, rarement en mêmenombre que les pièces du calice, et alors opposées à ces dernières, plus sou-vent en nombre double, triple, quadruple, moins fréquemment quintuple ousex'uple; celles du rang le plus intérieur ordinairement avortées ou changéesen staminodes, à filets libres, glabres ou velus, quelquefois glanduleux près deleur base ; à anthères ovoïdes, continues avec le filet, biloculaires ou quadrilo-culaires, s’ouvrant soit en dedans, soit en dehors (introrses et extrorses) par 2ou 4 trous ovales, fermés avant l’anlhèse par autant de valvules persistantes quise déjettent en haut au moment de l’émission du pollen ; ovaire libre unilocu-laire, supposé formé de 2 ou 3 feuilles carpellaires soudées par leurs bords, àplacentas pariétaux nervifonnes, dont un seul ordinairement se développe etdonne naissance à un ovule qui est suspendu au haut de la cavité ovarienne etqui devient anatrope ; style simple ; stigmate à 2 ou 3 lobes ; fruit drupacé oubacciforme, monosperme, porté sur un pédoncule qui devient souvent charnuet s’accroît avec lui ; graine le plus souvent ovoïde, de meme forme que le fruit,dépourvue de périsperme, contenant un embryon renversé, à cotylédons charnushuileux, peltés pies de leur base qui déborde la radicule.

Eu égard à la variété des produits qu’elles fournissent aux arts et à l'economiedomestique, les Laminées sont une des familles les plus in éressantes du règnevégétal. Nous leur devons des épices de plusieurs sortes, des huiles essentielles,des parfums, des médicaments, des fruits, des bois précieux, etc., qui font depuisplusieurs siècles l’objet d’un grand commerce entre l’Europe et ses colonies. On enconnaît environ 4;>0 espèces, dont le plus grand nombre habile l’Asie méridionale,les îles de la Soude et les archipels voisins, et les contrées chaudes ou tempéréesdes deux Amériques. L’Europe n’en possède qu’une seule, le Laurier proprementdit (Laurus nobitis), originaire de l’Orient et naturalisé aujourd’hui dans tout lebassin de la Méditerranée.

Le savant Nées d’Ésenbeck divise les Laminées en treize tribus, qui sont : lesCittnamomées, les Camphorées, les Phœbées, les Pensées, les Cryptocaryées , lesAcrodiclidiées , les Nectandrécs , les Dicypelliées , les Oréodap/mées , les Flavijlo-res , les Tétranthérées , les Daphmdîées el les Cassytées. Ces dernières, qui sontdes plantes herbacées, aphylles, volubiles, dont le port rappelle exactement celuide notre cuscute, et qui ne contiennent aucun principe aromatique, n’appartien-nent que très imparfaitement à cette famille.

TRIBU I.— CIMAMODIÉES.

CINNAMOMEÆ Nées.

Fleurs polygames ; périanthe à limbearticulé; étamines plus nombreusesque les divisions du calice, quelques•taies changées en staminodes ; anthè-res quadriualvulaires : les intérieuresextrorses, les autres introrses .— Ar-bres de l'Asie équatoriale, à bour-geons nus, à feuilles irinervées ou tri-plmenées, faussement opposées parrapprochement .

cawstsxiXiXEr. cinxamovum

Burm. [nom tire des mots grecs kinaet amomon, signifiant, à ce qu’on croit,Amome de Chine]. — Péri >nthe le plussouvent à 6 divisions, rarem. a 4 ou à8, coriace, il limbe articulé, caduc entotalité ou en partie, rarement persis-tant dans son intégrité; étam. 9 (6 quandle calice a 4 divisions, 12 ou davantages’il en a 8); celles de la série intérieureextrorses, avec 2 glandes basilaires; an-thères ovales, 4 valvulaires; stamino-des 3; stigm. discoïde; baie monosper-me, emboîtée inférieurem. par la basedu périanthe devenue cupuliforme et