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Tome troisième.
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Phœbé. LAURINÈES. Persée. 747

fiées dès la base, pubescentes, portantà l’extrémité de chacune de leurs rami-fications des glomérules de 3 à 7 ileurs ;périanthe largement campanulé, tomen-tenx, h divisions ovales, obtuses, par-semées de points translucides, glabresk l’intérieur; anthères ovoïdes-oblon-gues, k loges inférieures 2 fois plus lon-gues que les supérieures; staminodescordés - triangulaires ; ovaire ovoïde,glabre, k style court, à stigmate capité ;baie inconnue.

Il existe encore une douzaine d’es-pèces du même genre, parmi lesquellesnous citerons les suivantes ; Ph. seri-cea, glaucescens, altenuala, paniculata,pnllida, ligusirinu, qui sont de l’Inde , etles P. elongata et Poireliana, qui sontd’Amérique . Toutes appartiennent éga-lement k la serre chaude sous le climatde Paris .

TRIBU IV. — PERSÈES .

PERSEÆ Nées.

Fleurs hermaphrodites ou rarement di -cimes ; staminodes parfaits ; anthè-res bi-quadrivalvulaires ; celles durang intérieur extrorses; limbe dupérianthe tantôt caduc et laissantune sorte de disque orbiculaire sousle fruit, tantôt persistant et alorsrestant étalé et sans modificationsensible de consistance ; pédicellesdes fruits prenant très souvent deVaccroissement et devenant charnus;bourgeons incomplets; feuilles per-sistantes, penninervées; particules gé-néralement amples, sublerminales;périanthe pubescent. — Celle triburenferme un grand nombre d'arbresde haute taille, pour la plupart deVAmérique tropicale; quelques-unshabitent l'Amérique septentrionale,l’Inde et les îles Canaries .PERSES. PERSEA. [du grec Per-sea, pêcher Goertn.].— Fleurs lier-maphr. (dans un petit nombre d’espèces,diclines); périanthe profondément di-visé en 6 segments persistants d’abord,mais finissant par se sphaoéler jusqu’kla base ; étain. 9, sur 3 rangs, dont les3 intérieures sont pourvues chacune,près de leur base, de deux glandes glo-buleuses j anthères k 4 loges ; les 3 plus

intérieures extrorses ; staminodes 3, àtête cordée-triangulaire; stigmate dis-coïde ; baie de diverses formes, dont lepédoncule s’accroît et devient plus oumoins charnu, nullement enveloppéepar le périanthe, dont les divisionsgraduellement desséchées se détachentenfin du pédoncule.

\ P. Avocatier. P. gratissimaGoertn. Laurus Persea Linn. Laurier•Avocat Làmk. Arbre d’un port agréable,haut communément de 4 à 8 mètres,plus ou moins, suivant les localités; in-digène de l’Amérique équatoriale et desAntilles , mais propagé aujourd’hui parla culture dans toutes les colonies in-tertropicales; rameaux anguleux, lesplus jeunes tomenteux-blanchâtres;feuil. alternes, longues de 15 k 20 cent.,larges de 6 a 9 cent., ovales, acuminées,obtuses k la base, un peu coriaces, vei-neuses-réliculées, avec 7-9 nervuresprincipales peu saillantes, glabres etvertes en dessus, pubescentes et glau-ques en dessous, portées par des pé-tioles de 3 cent, au plus; paniculesnombreuses, corymbiformes, longuesde 9 k 12 cent., lomenteuses, blanchâ-tres, dont les-dernières ramificationsportent des fl. réunies en fascicules ouen ombelles; périanthe subrotacé, di-visé jusqu’k la base, soyeux-pubescentkl’extér., k divisions obtuses parseméesde points pellucides, triplinervées outri-nervées; étain. 9, de la longueur du pé-rianthe, k filets pubescents ; staminodessagittês; style de la longueur de l’o-vaire, a stigmate capité et déprimé^ovaire ovoïde, pubescent; baie du vo-lume d’une poire moyenne, perdant, kl’époque de la maturité, les derniersvestiges des divisions du périanthe, etporté sur un pédicule charnu. La chairde ce fruit est épaisse, succulente,, trèsnourrissante, et recherchée non-seule-ment des hommes, mais de presque tousles animaux domestiques, surtout deschiens. L’Avocatier est uu des arbresfruitiers les plus précieux qu ait fournisl’Amérique ; son fruit a reçu des colonsdes Antilles le nom à* Avocat ou poired’Avocat, corrompu du mot Âguacate,par lequel les Espagnols le désignent.

% P. à feuil. de Sryxxm. P. dry-