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Tome premier.
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G LES ANCIENNES BIBLIOTHEQUES UE PABIS.

la gloire de contribuer pour une large part à l’achèvement de la cathédraleactuelle W, laissa en mourant un missel qu’il destina au grand autel et un psautierpour le service du chœur

Il est probable qu’à l’époque de cette dernière donation, on avait commencé àorganiser une bibliothèque dans le cloître. Le soin même que prend Eudes deSully de déterminer l’usage qui doit être fait de ses livres pourrait donner à pen-ser que des volumes, compris dans quelque donation antérieure, n’avaient pas étéexclusivement appliqués à la célébration de l’office divin. Cette supposition, sielle était fondée, ne reculerait d’ailleurs pour nous que d’une dizaine d’annéestout au plus l’origine de la bibliothèque; car, à partir d’octobre 12 1 5 , nous avonsune preuve inattaquable de son existence. On lit, en effet, dans un contrat passéà cette date entre le Chapitre et le chancelier de Notre-Dame , que celui-ci esttenu de corriger, de faire relier et de conserver en bon état les livres de l’églisede Paris , à l’exception des livres de chanté.

Trois ans après, en 1 218, Pierre de Nemours, soixante et quinzième évêque deParis (4) , au moment de partir pour la Palestine, partagea ses ornements sacer-dotaux et ses livres entre divers établissements religieux. Il donna à l’abbaye deSaint-Victor sa grande Bible à l’abbaye d’Olivet son psautier avec glose, lesépîtres de saint Paul, accompagnées d’une paraphrase, et les Sentences de PierreLombard. Les savants auteurs de YHistoire littéraire de la France ont écrit un peulégèrement qu’il avait légué à l’église de Paris tout le reste de ses livres ( 6) . Si l’on

rrgentavit eos tribus marchis argenti; et fecit fierictvitream, quindecim libris comparatam... Donavitrtprelerea predicte ecclesie rnissale in tribus volu-te minibus, quod ne inde amoveatur, nisi imminentertpericulo, sub anatliemate est interdictum.» (Nc-crologium ecclesiæ Parisiensis, xuj kalend. januarij,fol. 3 - 2 3 et 3 ah.) —Sur ce Barbedor, voyez le Gul-iia chrisliana, t. VII, col. 196 .

(l> Voyez J. Dubreul, Theatre des antiquitez deParis , p. 7 , 9 et \ 1 .

m trObijt Odo, Parisiensis episcopus, in pre-ssenti sepultus ecclesia, qui nobis dédit... missalettad servicium majoris allaris, et psalterium ad ser-ervicium cliori.îi ( Necrologium ecclesiæ Parisiensis,nj nonas julij, fol. aài.—Reproduit dans le Galliachrisliana, t. VII, col. 85.)

(3) trLibros quidem Parisiensis ecclesie sine cantuttcorrigere, ligare et in bono statu cancellarius te-ftnebiturconservare, et talem instituere magistrumf rin claustro qui sufficiens sit ad scolarum regi-trmen...» (De composilione facta inter Capilulum Pa-risiense et cancellarium super sigillo ; Panurn Pasto-rale ecclesiæ Parisiensis, lib. IV.)

(4) Pierre de Nemours ( Pelrus de Nemosio) estle même que Pierre Chambellan (Petrus Cambella-nus); car le successeur d’Eudes de Sully ( Odo deSolliaco) est désigné sous ces deux noms dans lesdifférentes chronologies des évêques de Paris . Sui-vant celle que fournit Dubreul ( Theatre des anli-quilez de Paris , p. 53), qui, très-probablement, acopié celle qui se trouve à la lin du Petit Pastoral deNotre-Dame , et suivant une note du nécrologe deSaint-Victor, Pierre Chambellan ou Pierre de Ne-mours serait le soixante et douzième évêque deParis ; en réalité, il fut le soixante et quinzième. Lameilleure nomenclature est celle qu’ont donnée lesauteurs du Gallia christiana, t. VII, col. 86 .

(5) On lit en effet dans le nécrologe de Saint-Vic-tor : tf Anniversarium solemne pie memorie venera-rcbilis patris nostri dornni Pétri, Parisiensis epi-ttscopi, de cujus beneficio liabuimus bibliothecamtrxvnj librarum. » ( Necrologium Sancli Victoria, 1 idi-bus decembris ; Bibliothèque impériale, manuscrits,fonds de Saint-Victor, n° i5, in-folio.)

(6) Histoire littéraire de la France , t. XVI,p. 35.