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LES ANCIENNES BIBLIOTHÈQUES DE PARIS .
Si la Sorbonne eût obéi, peut-être sa bibliothèque eût-elle été respectée et miseau nombre de celles que la Révolution conserva; les docteurs la perdirent pourl’avoir trop défendue. Le 27 août 1791, Ameilhon vint en prendre possession aunom de la municipalité :
L’an mil sept cent quatre vingt onze, le mercredi vingt sept avril, huit heures du matin. Nous,Jacques Joseph Hardy, officier municipal et commissaire à l’administration des Domaines natio-naux, assisté de M. Hubert Paschal Ameilhon, bibliothécaire de la municipalité et commissaireen cette partie, sommes transportés en la bibliothèque de la maison de Sorbonne, sise riie deSorbonne; où étant, s’est présenté M. Antoine Augustin Lambert Gayet de Sansale, dépositairede ladite bibliothèque , auquel nous avons déclaré que, conformément aux ordres du directoiredu département de Paris , en date du seize avril présent mois, nous allions faire procéder en notrepresence aux recollement et dénombrement tant des livres imprimés que manuscrits, cartes,estampes, etc. contenues en la bibliothèque et dans les deux depots où il nous a successive-ment conduits; recensement auquel nous avons procédé ainsi qu’il suit, et conformément auxfeuilles annexées au présent procès verbal, et signées par nous ne varieiur.
Et le jeudi vingt huit, audit an, nous, commissaire susnommé, assisté comme dessus, avons closle présent procès verbal, déclarant à mondit S r Gayet de Sansale, en lui remettant les clefs desbibliothèque et depots ci dessus indiqués, qu’il se trouve personnellement garant et responsabledes livres contenus dans lesdits depots. Ce qu’il a accepté, à la charge par nous de l’autoriser àemployer les moyens qu’il jugera convenables pour assurer ledit depot. Ce à quoi nous avonsconsenti. Et attendu qu’il est deux heures sonnées, nous avons clos le présent, et mesdits sieurssusnommés ont signé avec nous.
J. J. Hardy. Gayet de Sansale.
Amejlhon P).
Un décret du 5 avril 1792 supprima la Sorbonne; mais la bibliothèque restaintacte dans son local jusqu’à la fin de 1795, comme le prouve cette lettre adresséele 1 2 brumaire an iv par Ameilhon , alors conservateur du dépôt littéraire deLouis-la-Culture, «au citoyen Ginguené, commissaire de la commission exécutive dufr comité d’instruction publique : ■»
Je suis averti que la maison de Sorbonne est louée depuis le 18 vendémiaire dernier, et qu’ilest indispensable d’en faire enlever au plus tôt les deux biblio thèques qui sont encore dans ce local,parce que l’adjudicataire est pressé de jouir, et qu’il serait en droit de répéter sur la nation desindemnités considérables pour sa non-jouissance.
Je ne vois d’autre difficulté à procéder sur-le-champ au déménagement de la petite biblio-thèque qui occupe un corps de bâtiment particulier sur le jardin, que celle de se procurer desvoitures pour en faire le transport.
Quant à la grande bibliothèque, celle qui contient les manuscrits et les meilleurs livres, jecrois devoir, avant d’opérer son déplacement, vous faire quelques observations.
I^e vaisseau qui la renferme est un des plus beaux qu’on puisse voir en ce genre. I^e plancher