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Tome premier.
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LES ANCIENNES BIBLIOTHÈQUES DE PARIS .

qui suit : « Ce livre des pseaulmes de David a esté achepté soixante quatre livrescrtournoys par curiosité pour mettre en leur bibliothecque, en l’année mil troiset cens trente un, par Robert BarroyW.u

Une acquisition plus importante, en raison des circonstances qui l’accompa-gnèrent, fut faite, le i 3 mars 1/177, par les religieux, curieux sans doute de pos-séder un spécimen des produits si vantés de l’imprimerie naissante. L’ancien col-laborateur de Gutenberg, Pierre Schœffer, qui était resté établi à Mayence ,venait d’imprimer un commentaire sur la Cité de Dieu de saint Augustin®, et untraité intitulé Fasciculus temponm; ces deux ouvrages se vendaient onze francs,mais ou consentit à les livrer pour quatre francs au frère convers Jean Balduym,stipulant au nom du couvent. Ces faits sont attestés par une inscription trouvéesur l’un des volumes®, et communiquée à M. Petit-Radel par Van Praet®. Lemotif de la remise considérable qui fut faite aux religieux vaut la peine d’êtreremarquée; la note que nous venons de citer s’exprime ainsi : te Quia per aliquodcr spacium temporis gazophilacium et gazas ipsius impressoris conservavimus intuset in hoc conventu. n On n’ignorait pas en effet que, dès 1 û75, Pierre Schœffer etson associé Conrad Heinlif avaient à Paris un dépôt des livres qu’ils imprimaientà Mayence ; on voit maintenant que ce dépôt était établi ebez les religieux deSainte-Croix. Ajoutons que Statteren, le commis des deux imprimeurs, étantmort, le fisc s’empara de tous les volumes, en vertu du droit d’aubaine, et les fitvendre; il fallut une ordonnance de Louis XI (21 avril 1/175) pour faire restituerà Schœffer les 2,/t2 5 écus 3 sols tournois qu’avaient produits les enchères.

Au reste, dans ce monastère comme dans tous les autres, la bibliothèque s’en-richit surtout par des donations particulières, et fort peu au moyen d’achats faitssur les fonds de la Maison. La bibliothèque Mazarine possède une partie desregistres de dépenses tenus par le procureur des frères de Sainte-Croix, et leplus court de tous les paragraphes est toujours celui qui est consacré à l’acquisi-tion de et parchemin, papier, vernis®, plumes, relieure de livres et enlumineure,fret aultres choses convenables à l’escripture. n Encore va-t-on voir que la majeure

(1) Bibliothèque Mazarine , manuscrits, n°99.

(2) Celui de Thomas de Valois et de Nicolas Tri—veth.

(3) «Hoc volumen, commet)tum videlicet superrdibros heati Augustini De civilate Dei, cum suo"textu, una cumque illo lihro qui intitulatur Fasci-rr culus temporum, emirnus ab impressore de Mo-rt guncia, ut patet in rubrica superiori, a quo pro-tt cessit exorclium omnium impressorum et impres-rr surarum totius orbis, precio quatuor francorum;rrquos frater Joannes Balduym, conversus hujusrrconventus, acquisivit ab ejusdem consanguineisnet notis. Et quum præscripta duo volumina po-

rrtioris et pluris precii extiterant, ut pote undecimrr francorum, quia per aliquod spatiuin temporisrr gazophilacium et gazas ipsius impressoris conser-rrvavimus intus in lioc convcntu. Quæ universa exfrintegro recepit, idcirco illad quod defuit preciomnemorato undecim francorum, nobis contulitrranno Domini 11 ° cccc° septuagesimo septimo,«mensis martii die tertia décima. Et sic notum sitrrcunctis quum liber iste pertinet nobis fratribusrrSanctæ Crucis conventus Parisiensis. »

(4) Petit-Radel , Recherches sur les bibliothèquesanciennes et modernes, p. aa5.

(5) Encre .