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Tome deuxième.
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120 LES ANCIENNES BIBLIOTHÈQUES DE PABIS.

près le même que celui de l’inventaire de 1873 : Cy après en ces raillez sunt escripsles livres de très souverain et excellent prince Charles, le quint de son nom, par lagrâce de Dieu roy de France, lesquielz estoienl en son chaslel du Louvre, en troischambres l’une sus l’autre, l’an de grâce mil ccc soissante et treze, enregistrés de soncommandement par moy Gilet Malet.

Le duc de Bourgogne approuva la gestion de Malet et le confirma dans sesfonctions de bibliothécaire {l) . Malheureusement on continua à prêter des volumesaux seigneurs de la cour, qui ne se firent aucun scrupule de les garder; la plupartdes ouvrages que prit le duc d’Anjou, à son départ pour l’Italie en i 38 o, nerepassèrent point les Alpes. En revanche, lorsque les Juifs furent chassés de Paris en 1 3 g 5 , on découvrit au faubourg Saint-Denis, dans une maison qui leur appar-tenait, cent quatorze volumes et une quantité d’extraits de la Bible et du Talmud ;tous furent, par ordre du trésorier de France , transportés au Louvre et délivrésà G. Malet ( 2 ). Quelques années après, vingt volumes furent donnés à la biblio-thèque par le duc de Guyenne, fils aîné du roi, et alors chef du conseil de régence.G. Malet les catalogua à la suite de l’inventaire général; il eut seulement soin deplacer en tête de la liste l’avertissement suivant : « Ce sont les livres que noble«et puissant prince monss 1 'le duc de Guyenne, ainsné fils du roy Charles, le vj e«de ce nom, roy de France , a envoiez en la librarye du roy mondit seigneur au«Louvre, par maistre Jehan d’Arssonval, confesseur et maistre d’escolle de mon«dit seigneur de Guienne, et les quelz ont esté receuz et mis en la dicte librarye«par moy Gilet Malet, maistre d’ostel du roy mon dit seigneur, et garde de ladicte«librarye, le vij e de jenvier mil mj c et nueD 3 ). «

(1) «. . . I tem, que assez lost après, c’est assavoirrrle cinquiesiuc jour du mois de novembre l’anrrmil ccc nij“, et fut à Reins le Roy nostre sire, qui« à présent est, bien acertené par mess, ses oncles ett autres de son conseil delà bonne garde que avoitrrfaicte ledit feumessire Giles des livres dessus; et

ov le rapport dudit maistre Loys Blanchet, voultrret ordonna, par ses lettres données ledit jour,tciranscriptes en la lin de ce présent compte, querricellui messire Giles feust tenu pour quitte et des-rrcliargié de touz les livres qui par l’ordonnance«dudit feu roy Charles avoient esté baillez, sanz en« demander autre quictance ou enseignement que«lesdicles lettres, desquelles lettres ladicte vefve et« on fan s ont entencion de eulz aidier en plusieurs«parties de ce présent compte.» ( Inventaire deG. Maki, p. xi, v°.)

(2) Sauvai, Histoire de la ville de Paris, t. II,p. a5o. — Velly, Histoire de France, t. XII, p. 191 .

Mais ce fait est contesté par Jourdain, Mémoire his-torique sur la bibliothèque du roy, p. v.

(3) Inventaire de Gilles Malet, p. xxxvq. — Voicila liste des ouvrages cités dans le fac-similé que nousdonnons ci-contre :

« Une Bible en françois, en très grant volume,«couverte d’une chemise de soie a queue, à ij fér-ir moers d’argent à testes dorées.

ff Josepbus, escript en françois, en lettre de note,«couvert de veluyau azuré, à y fermoers de cuivreftdorez, à tissuz de soie.

«Titus Livius , en françois, en très grant volume,«couvert de cuir, qui autres feiz fu au Roy, à ij fer-« mocrs d’argent esmaillé à fleurs de liz, très bien« vstorié et escript.

«La première partie de la Cité de Dieu, en fran-« çois et lettre de note, couvert de cuir h empraintes,«à ij fermoers de laton dorez.

« L’autre partie, pareillement escripte en françois,«et aussi couvert, et ij telz fermoers.

«Le livre des Propriétés des choses, en françois,«escript de lettre de note, couvert de cuir à em-«praintes, à ij fermoers d’argent des armez de Mon-