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LES ANCIENNES BIBLIOTHÈQUES DE PARIS .
de Charles V qui fut dressé en 1873 par Gilles Malet b); ce sont deux exemplairesdes Ethiques d’Aristote. Le premier est inscrit sous ce titre : ((Ethiques, couvert dea cuir noir, à iiij fermoers, v et on lit en marge : a Donné par le Roy à maistre Ger-(( vèse. « Le second est ainsi mentionné : '(Ethiques glozéez, couvert de cuir vert etc(à ij fermoers; 11 puis en marge : ((Donné aus escolles maistre Gervèsé .n II paraît,au reste, que Gervais Chrétien offrait aussi des livres à Charles V , témoin cetteindication du même catalogue : « Messire Guillaume de Maureville, qui parle d’une((partie des merveilles du monde et des pays, couvert de veluyauynde (3 ) ; et le((donna au Roy maistre Gervaise Chrestien, son premier physicien.n
A la prière du roi, Urbain V confirma la donation que ce souverain avait faiteau collège, et lança l’anathème contre ceux qui oseraient enlever les instrumentset les livres qu’il y avait placés M. Mais cette menace 11e suffit pas pour les protéger;car nous avons trouvé aux Archives de l’Empire l’original sur vélin d’une ordon-nance adressée le 6 mars i 5 oi par le cardinal d’Amboise à l’archidiacre deRayeux, et dont le but était d’amener la restitution d’objets qui avaient été déro-bés au collège; or, dans l’énumération qu’en fait le cardinal, nous voyons men-tionnés (dibros capelle, thesauri et bibliothecæ^.D
Parmi ces derniers figuraient plusieurs manuscrits précieux qui provenaientde l’évêque d’Avranches Robert de la Porte, et sur lesquels on lisait ces mots :«Ex dono Roberti Portæ. 15 Cette donation était antérieure à 1878, car Robertde la Porte était mort en 1879, et ses biens avaient été confisqués l’année précé-dente b).
Ces pertes furent réparées dans, la suite, soit par des achats, soit par des do-nations, et J. Dubreul nous apprend, en 1689, que le collège de maître Gervaispossédait alors ((une belle, riche et magnifique librairie ( 7 h 11 Nous ne savons, dureste, s’il la conserva, ni ce quelle devint quand l’établissement fut réuni à l’Uni-versité.
Ce collège eut, pendant quelque temps, pour principal Gosselin, qui, en i 56 o,devint garde de la bibliothèque du RoD 8 ); il a lui-même écrit et signé, à la fin d’unvolume renfermant les statuts du collège b), ces mots : aille ego Gosselinus, quia tune collegii Gervasii principalis eram, postea, videlicet anno Christi t 56 o, fac-a tus hujus bibliothecæ regiæ custos.. . . h°)»
(1) Bibliothèque impériale, manuscrits, fondsfrançais , n° 2700. Voyez ci-dessus, p. 11 h et suiv.
(2) Velours.
;s; Bleu.
<4) E. Du bon la y, Hisloria Unioersitatis Parisien-sis, t. IV, p. /i 3 o. — Lebœuf, Histoire de la ville etdu diocèse de Paris , t. 111 , p. /ioo.
(5) Archives de l’Empire, série M, cartonn° 168.
m Histoire littéraire de la France , t. XXIp. 48 1.Pi J Dubreul, Theatre des antiquités de Paris ,
p. 54 /i.
l8) Voyez ci-dessus, p. i 5 o et suiv.l” 1 2 * * 5 Bibliothèque impériale, manuscrits, fondslatin, n° 43 q7 A.
(10) Ce volume a pour titre : Statuta collegii ma-gistri Gervasii, hic data a Joanne Gosselin, anno Do-mini 1600. On lit au-dessous : «Utinam juramen-