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Tome deuxième.
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MAISON PROFESSE DES JÉSUITES .

tampes; on remarquait surtout, dans le nombre, un martyrologe «formé d’un« nombre presque infini de gravures qui représentent les saints de l’année avec les« principaux événements de leur vie, entre lesquelles il y en a bon nombre des plus« grands maîtres, ri dit G. Brice (l) 2 .

Les Jésuites furent de nouveau chassés de France en 1762, et leurs biens con-fisqués. La Maison professe échut aux chanoines réguliers de la Culture-Sainte-Catherine, et tout ce qu’elle renfermait fut vendu aux enchères®. On dressa avecsoin le catalogue des livres. Celui des imprimés parut en novembre 1763 sousce titre : Catalogue des livres de la bibliothèque de la Maison professe des ci-devant soi-disans jésuites ; il comprend 7,262 numéros, qui forment une collection très-com-plète et très-bien choisie. Le catalogue des manuscrits fut publié l’année suivante;il est intitulé : Catalogus manuscriptorum codicumbibliothecæDomusprofessœ Parisiensis;on y trouve trois manuscrits hébreux, neuf arabes, trente-trois grecs presquetous provenant de la donation de Huet, dix-huit latins, un malabre écrit surfeuilles de palmier, cinquante français et trois italiens, en tout cent seize manus-crits. On publia enfin le Catalogue des médailles antiques, modernes, et autres curiositésde la bibliothèque de la Maison professe de la rue Saint-Antoine, dont la Vente se fera lelendemain de la Fêle de saint Louis, dans une Salle de ladite Maison, en vertu d’un Arrêt dela Cour de Parlement, les Chambres assemblées, duiâ Mai de la présente année. La piècela plus curieuse de cette collection était une médaille du cardinal de Bourbonavec le titre de Charles X , qui avait été frappée pendant la Ligue; celte pièce nefut pas vendue, mais déposée au greffe du Parlement

On se rappelle quelles minutieuses précautions Huet avait prises en faveur desa bibliothèque, lorsqu’il la donna aux Jésuites . Prévoyant peut-être que la catas-trophe qui avait ébranlé la Société en 1 5 9 4 pourrait se renouveler, il avait eusoin de déclarer que si, en vertu d’une cause quelconque, ses livres quittaient laMaison professe, la donation se trouverait annulée, et qu’ils reviendraient à seshéritiers ou à leurs descendants. Le seul héritier de Huet était alors M. de Char-signé, abbé de Fontenay; il produisit l’acte de donation rédigé par son oncle, etfit valoir les droits qu’il lui conférait. Il ne pouvait y avoir nulle difficulté pourreconnaître les volumes, puisque, d’après la volonté formelle de Huet r ils avaientété conservés à part, et que tous d’ailleurs portaient le nom du donateur. Unarrêt du Conseil d’Etat fit droit à la demande de M. de Charsigné, et les livres luifurent remis; on exigea seulement que la mention suivante serait inscrite sur lepremier tome de chaque ouvrage : «Paraphé au désir de l’arrest du i 5 juillet«1763. Mesnil®.'»

(1) G. Brice, Nouvelle description de Paris , t. II,p. 1 85.

(2) Piganiolde la Force, Description historique deParis , t. VIII, p. 38i.

<3) Mémoires secrets dits de Bachaumont, 4 no-vembre 1763 , t. I, p. 293 .

(4) Avertissement en tête du Catalogue, p. 4.

(6) Leprince, Essai historique sur la bibliothèque

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