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Tome deuxième.
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LES ANCIENNES BIBLIOTHEQUES DE PARIS .

de trente milleW; enfin, en 1787, on lui attribuait trente-deux mille imprimés etdeux cent trente-deux manuscrits^. Elle était depuis longtemps du nombre desbibliothèques conventuelles dans lesquelles les personnes lettrées avaient unfacile accès

L. Jacob accorde l’épithète de a très somptueuses à la galerie qui avait étéconstruite pour loger ces livres W. Elle était située au-dessus de l’église, bienaérée, voûtée, fort vaste 1 * * * (5) , et ornée des portraits de dix-huit religieux célèbresde l’ordre de Saint-Dominique < 6 h A droite et à gauche se trouvaient trois petitessalles, dans l’une desquelles on avait pratiqué un escalier qui conduisait au cabinetdes ouvrages imprimés sur vélin ( 7 h

Au-dessus de la porte d’entrée de la grande galerie, on remarquait un tableauallégorique assez curieux, et que Piganiol croit être d’un élève de Simon Vouet .II représentait saint Thomas d’Aquin, le plus illustre des théologiens domini-cains , assis sur une fontaine qui jetait de l’eau par une multitude d’ouvertures;cette fontaine était entourée de moines appartenant aux différents ordres reli-gieux, et qui tous s’empressaient d’aller remplir leur tasse de ce précieux breu-vage; seul, sur le devant du tableau, un jésuite, sa cruche à la main, hésitait fortà s’approcher ( 8 * b

Au milieu de la même salle figuraient deux grands globes de Goronelli ( Cj b

Les livres qui composaient cette bibliothèque étaient et bien choisis (10) . » Lamédecine, qui y était très-richement représentéeM, et la philosophie, remplis-saient un des cabinets qui ouvraient sur la grande galerie; dans les deux autres,on avait classé les historiens et les moralistes. Le legs de Louis Piques avaitamplement fourni le couvent de livres appartenant aux littératures orientales;on y remarquait aussi une cinquantaine d’éditions du xv e siècle. Les manuscritsétaient renfermés dans une armoire grillée; ils comprenaient des ouvrages enlangues chinoise, japonaise, syriaque, grecque, hébraïque, persane , arménienne,turque et éthiopienne (12) ; le Coran en arabe M; quelques traités de saint Au-

(1) Leprince, Essai historique sur la bibliothèquedu Roi, p. 357.

l2) Thiéry, Guide des amateurs et des étrangers,t. I, p. l 52 .

(3> Durey de Noinvilie, Dissertation sur les bi-bliothèques, p. à 8 .

(i) L. Jacob, Traicté des plus belles bibliothèques,p. 519.

(5) Duval, Souvenirs de la Terreur, t. III, p. i 3 h.

w Procès-verbal d’inventaire dressé chez les Do-

minicains de la rue Saint-Honoré. Archives de l’Em-

pire, série S, carton n° 4 222.

17) Thiéry, Guide des amateurs et des étrangers,

t. I",p. i 5 a.

(8> Piganiol de la Force , Description historique deParis , t. II, p. 44 1. L'inventaire officiel l’attribueà un peintre qu’il nomme Minet de Lertin.

(9) Inventaire des biens meubles des Jacobins de farue Saint-Honoré. Archives de l’Empire, série S,carton n° 4222.

(10> Sauvai, Histoire et recherches des antiquités dela ville de Paris , t. I, p. 4 11.

(11> L. Jacob, Traicté des plus belles bibliothèques,

p. 5 i 9 .

(IS) Thiéry, Guide des amateurs et des étrangers,

t. I, p. 1 Ô 2 .

(,3) Durev de Noinvilie, Dissertation sur les bi-bliothèques, p. 52 .