Band 
Tome deuxième.
Seite
347
JPEG-Download
 

P E TIT S - A U G U S TIN S.

347

titres que nous venons de reproduire. On lit, au reste, dans Y Avertissement quiprécède le premier catalogue :

k Comme nous n’avons pas de vaisseau assez grand pour y placer tous noset livres, et que depuis plusieurs années nous sommes forcés d’en mettre un grandce nombre ailleurs que dans cette bibliothèque, il nous a paru plus convenablecc d’avoir deux catalogues, l’un pour la grande bibliothèque, l’autre pour la petitecc ou pour celle des petits livres. Par là nous évitons l’inconvénient de transportercc souvent un registre immense d une bibliothèque à l’autre, et nous avons l’avau-cctage de conserver plus longtemps nos catalogues, dont le changement causecc beaucoup de dépenses et d’embarras, n

Le Provincial des Augussins faisait, tous les deux ou trois ans, l’inspection de labibliothèque du couvent. Ce n était pas une simple formalité. La date de cesvisites, ainsi que les observations auxquelles elles donnaient lieu, étaient men-tionnées à la tin du catalogue que nous avons décrit. On y trouve quelquesdétails curieux. La première visite est du 29 avril 1772; 011 avait vendu, troisans auparavant, des livres réputés doubles ou inutiles, et ils avaient rapporté unesomme de 483 liv. 5 sols, qui d ailleurs avait trouvé son emploi dans la biblio-thèque. Le Provincial interdit formellement pour l’avenir ces sortes d’opérations.Le bibliothécaire était alors le P. Gachet. De 1772 au 26 juillet 177/1, la col-lection s’augmenta seulement de quatr-e-vingt-six volumes; mais, en 1777, leP. Cantrelle, ancien bibliothécaire, laissa au couvent tous ses livres, qui secomposaient de trois cent quatre-vingts volumes reliés. On commença vers cetteépoque à prêter des ouvrages hors de la bibliothèque, et, dès 1782, on constatal’absence de deux cent seize volumes. Le Provincial lut. fort mécontent et or-donna la création d’un registre spécial pour inscrire les volumes qui sortiraientde la salle. Enfin, le 23 août 1788, le Provincial formulait ainsi un blâme en-core plus sévère : ccNous avons trouvé un grand nombre de livres qui ne sontccni inscrits, ni étiquetés, ni classés, ce qui ne fait pas d’honneur au Père bi-ccbliotécaire W. ■»

H est assez difficile d’indiquer exactement le développement que prit cettecollection. Leprince, qui écrivait en 1780, lui accorde douze mille volumes^,tandis que Thiéry, dans son Guide de 1787, imprime le chiffre de vingt millevolumes W, et nous ne connaissons, entre ces deux dates, aucun événement quiait pu donner une pareille extension à cette bibliothèque. On lit dans le procès-verbal officiel de visite qui fut dressé en 1 790 :

Nous leur avons demandé (aux religieux) de nous conduire à la bibliothèque, où étants nousavons reconnu quelle pouvoit être composée, ainsi qu’il est porté en la susditte déclaration,

(,) Bibliolh. de l’Arsenal, 111s. in-folio, n° 889 H. (3) Thiéry, Guide des amateurs et des étrangers,

m Leprince, Essai historique, sur la bibliothèque t. II, p. 5 o 5 .du Roi, p. 36 o.

hh.