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HÔTEL DE VILLE.
déjà historiographe de Paris , après s’être déclaré ccduement informé de ses bonnes«vie, mœurs, conversation, religion catholique, apostolique et romaine, sens,« suffisance, capacité, expérience et affection au service du Roi.n La même dé-libération conférait le titre de sous-bibliothécaire à Jean-Baptiste Mulattier,ancien secrétaire de Moriau, qui, a du vivant dudit feu sieur Moriau, avoit le«soin et la suite de ladite bibliothèque (*). n
Au moment de sa mort, Moriau habitait depuis sept ans l’hôtel de Lamoignon,situé rue Pavée, au coin de la rue Neuve-Sainte-Catherine, et c’est là que leBureau de la Ville trouva sa bibliothèque installée. On résolut de l’y conserverprovisoirement, en attendant le choix d’un local définitif. En conséquence, le bailde l’hôtel Lamoignon fut renouvelé pour trois, six ou neuf années, moyennant unloyer annuel de six mille livres. Nous reproduisons aux appendices le texte de cebail passé entre « très-haut et très-puissant seigneur M? r Guillaume de Lamoignon ,«chevalier, chancelier de France, demeurant à Paris , place de Louis-le-Grand, àcrl’hôtel du chancelier de France, paroisse Saint-Roch , et Messieurs les Prévostce des Marchands et Echevins de l’Hôtel de cette Ville, actuels et leurs successeursccesdites places, ce acceptans, preneurs audit titre pour ladite Ville pendant ledit« temps n
A ce bail sont annexés des plans soigneusement dressés, qui indiquent la distri-bution de l’hôtel, étage par étage, les pièces occupées par la bibliothèque et l’ap-partement du bibliothécaire. C’était sans doute celui qu’occupait Moriau, pourêtre plus près de ses livres; il est ainsi désigné dans une pièce conservée aux Ar-chives de l’Empire. «Logement situé, sçavoir, en montant par l’escalier principal,«au second étage, et consistant en une antichambre, salle de compagnie, chambre«à coucher, cabinet, arrière-cabinet et garde-robbes. Dans le grand corps de«logis, ayant trois croisées du côté de la cour et quatre du côté du jardin, une«chambre et arrière-cabinet ensuite, en aîle sur le jardin, du côté de la rue des« Francs-Bourgeois ( 3 h 11
Quant à la bibliothèque, elle occupait, tant au premier qu’au deuxième étage,sept pièces bien éclairées et de facile accès. Les dispositions matérielles prises parMoriau furent respectées; mais on y ajouta quelque chose «pour la sûreté des« livres, n ainsi que nous l’apprend un devis, dressé le î er mai 1761, « des ouvrages« de serrurerie, épinglerie et peinture d’impression à faire, pour fermer les devan-ce tures de bibliothèque dépendant de la bibliothèque de la Ville, établie à l’hôtel«de Lamoignon. 11 II s’agissait d’établir des portes et des châssis à mailles de filde fer, pour soustraire à la main du visiteur les livres que Moriau s’était contentéde ranger sur de simples tablettes (4) .
(l> Appendice I.(S) Appendice II
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(3) Archives de l’Empire, H 1961.(i) Appendice III.
IM.