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HÔTEL DE VILLE.
allaient être vendus. Mais la Ville manquait d’argent; elle accepta donc avec recon-naissance l’offre que lui fit un des voisins du défunt, le sieur du Fresne cl’Aubi-gny, gentilhomme ordinaire du roi, qui consentit à se rendre acquéreur de lacollection et à la conserver jusqu’au jour où la Ville pourrait la lui racheter. Aumois de décembre 1762, le Prévôt des Marchands rappela le fait au Bureau dela Ville et proposa de désintéresser d’Auhigny. Celui-ci avait payé la collectionseize mille livres, et, depuis ce moment, il n’avait cessé d’y faire travailler, «ayant«même employé quelques personnes pour entretenir les planches en bon état ; ilconsentait d’ailleurs à recevoir en échange une rente viagère, qui fut fixée à quinzecents livres( ] ).
Les questions de personnel et d’administration étant ainsi bien et dûment ré-glées, on procéda aux travaux d’inventaire, et l’on dut, selon toute vraisemblance,dresser un catalogue de la nouvelle bibliothèque. Nous n’avons point trouvé tracede cette pièce dans l’importante liasse conservée aux Archives de l’Empire, sousla cote H 1961, et d’où ont été tirés la plupart des documents que nous repro-duisons. Plus tard, les donations et les achats grossirent considérablement lenoyau primitif de la bibliothèque, de telle sorte que Y ex libris et les marques deMoriau sont aujourd’hui le seul moyen de reconnaître les volumes qui lui ontappartenu.
-Ex. BüÆotticcâ.
A.NT OKII MORIAU.
Piocwatoris 8c AdrocaCt.
Regis ScUcius.
Aux termes de la délibération du 2 septembre 1760 (art. vu), l’ouverture dela bibliothèque devait avoir lieu le i er avril 1762. Elle fut retardée dun an; etce qui montre bien avec quelle impatience le public l’attendait, c’est que 1 Alma-nach royal de 1763 et toutes les feuilles du temps s’empressèrent de l’annoncer :ce fut un véritable événement littéraire. Voici en quels termes s’exprime la Gazettede France du vendredi i l ' r avril 1763 :
.Le feu sieur Moriau, procureur du Roi et de la Ville, ayant lègue' par testament sa
(l) Le règlement de cette importante affaire fut reau de la Ville le 10 décembre 1762. On en trou-
l’objet d’une longue délibération prise par le Bu- ver a le texte aux Appendices , n° VIII.