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LES ANCIENNES BIBLIOTHÈQUES DE PARIS .
piété (I) . Les Dames de l’Assomption possédaient donc une bibliothèque et peut-être deux : l’une à l’usage de la communauté tout entière, l’autre composée, ainsique cela se rencontrait quelquefois, de quelques volumes, propriété privée dechaque religieuse ou de la supérieure. En effet, on trouve cette ‘mention dans laDéclaration à la Municipalité : tr . . . Une piece servante de biblioteque, éclairéeet d’une croisée, composée de deux cent volumes ou environ, la plus grande partieet de sujets de dévotions, le dictionnaire de Trévoux en trois volumes in-quarto,et quelques volumes de livres de pratique ( 2) ;n tandis que, d’autre part, il résulted’un rapport fait par Langlès à la Commission temporaire des Arts que, le 26 ther-midor an ni, on avait déjà transporté au dépôt littéraire des Capucins-Saint-Honorécinq cents volumes provenant de la bibliothèque des religieuses de l’Assomption {3 \Le couvent fut supprimé en 1790 et démoli en partie; l’église, après avoirété paroissiale pendant plusieurs années, est aujourd’hui une dépendance de laMadeleine .
Ce 11e fut pas sans de grandes difficultés que s’opéra la transformation de l’iiô-
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pital fondé par Etienne Haudry en communauté purement religieuse. Des qua-rante personnes qui occupaient, en 1620, la maison dite a des bonnes femmesci de la chapelle Estienne Haudri ou de la Meson-Dieu de Greve,^ six seulementconsentirent à accepter la réforme de leurs constitutions et à abandonner leurancien local pour celui de l’Assomption ; le reste de la communauté refusa d’ac-cepter ou de subir celte transformation, et fit plusieurs appels tant au GrandConseil qu’au Conseil privé. Après des vicissitudes diverses, les Dames de l’As-somption l’emportèrent sur leurs anciennes compagnes, malgré l’interventiond’Adam Haudry, descendant d’Etienne, en faveur de l’institution fondée par sonaïeul. Le nom même du fondateur avait disparu dès 1622, à l’occasion du trans-fert des Hospitalières de leur établissement de la rue de la Mortellerie dans unemaison du cardinal de La Rochefoucauld, sise au faubourg Saint-Honoré. Cettetranslation fut effectuée d’après le désir, manifesté par les religieuses elles-mêmes,de quitter le quartier trop malsain de la Grève. Le 20 novembre, une sentencedu cardinal ratifia la translation, en consommant la suppression de l’hospiced’Etienne Haudry au profit des Dames de l’Assomption . Néanmoins, les Haudriettesne cessèrent pas de réclamer et de songer aux moyens de se rétablir W.