Band 
Tome troisième.
JPEG-Download
 

Plan de J. Gomboust (1659).

Fac-similé héliographique.

URSULINES DE LA RUE SAINTE-AYOYE.

Ce couvent, le second que les Ursulines aient eu à Paris W, fut installé rueSainte-Avoye, en 1622, dans des bâtiments occupés depuis le xm e siècle par unecommunauté de pauvres femmes veuves, fondée par Jean Sequence, chefcier-curéde Saint-Merry. Celles-ci, alors au nombre de neuf, se firent Ursulines pour nepas quitter leur maison. Les religieuses de Sainte-Avoye suivaient la règle de Saint-Augustin; elles se consacraient à l’instruction et à l’éducation des jeunes.filles,et avaient des classes gratuites à l’usage des enfants pauvres, qu’elles admet-taient soit comme internes, soit comme externes

Cette communauté, possédait, en 1790, une bibliothèque composée de ce douzea cents volumes à peu près;» mais il y avait en outre trune petite bibliotequedans chacune des trente-huit cellules des religieuses. Le tout fut livré aux com-missaires de la Municipalité.

Fermé en 1790, cet établissement devint propriété nationale. Il fut vendu leh thermidor an v (22 juillet 1797), et servit d’habitation particulière; il a étédémoli lors du percement de la rue de Rambuteau.

(l) Voyez ci-dessus, p. ho 7.

(!) Lebeuf (édit. Cocheris), Histoire de la ville etde tout le diocèse de Paris , t. II, p. 208 et 25 1.Déclaration que les dames supérieure et religieuses

Ursulines de Sainte-Avoie . fournissent à MM. les

officiers de la Municipalité de la ville de Paris . de

tous leurs biens mobiliers et immobiliers et chargesd’iceux. Arch. de l’Empire, série S, carton n° 476/1.