Cette congrégation fat fondée en Lorraine en 1597 et destinée à l’instructiongratuite de la jeunesse. Quelques-unes des religieuses, venues à Paris en 16 43 ,habitèrent successivement le quartier du Marais, la rue Saint-Fiacre, et enfin larue Neuve-Saint-Étienne-du-Mont, dans une maison qui leur fut donnée, en 167/1,par Imbert Porlier, recteur de l’Hôpital général, aujourd’hui la Pitié, et supérieurde la communauté. Elles firent construire une église qui fut bénite le i 5 août
i688 (2) .
Une copie du testament de Porlier existe aux Archives générales; nous en dé-tachons les extraits suivants, dont nous respectons l’orthographe :
1 h janvier 1 6y3.
Mon testament.
La foiblesse de mes yeux m’oblige à garder dans le cœur les senti mens que j’ay des miséri-cordes de Dieu .
Je laisse à la charité de Messieurs de l’Hospital de disposer de ma sépulture comme ils vou-dront, pourveu que tout ce fasse for simplement et qu’ils laissent prendre mon cœur pour l’en-terrer aux religieuses de la Congrégation de Nostre Dame proche d’icy, qui me feront dire unannuel pour lequel leur sera donné deux ceut cinquante livres.
Je donne et légué aux dis religieuses :
i° Les trois maisons qu’elles occuppent.
2 ° Les maisons et jardins que j’ay acquis près la porte Monmartre, y compris le morceau deterre que j’ay acquis près la porte Montmartre.
3° Les ornemens, argenterie et meubles qu’elles ont à moy.
4°. v .
5° Toute la depence que j’ay faite pour le bastiment de leur eglise, dôme et costé de cloistrequi y est attaché; mais, comme elle abeaucoup passé l’estimation que j’en avois faite dans le des-sein que j’en avois pris, je les charge de raporter à ma succession la somme de huict mille livresdont elles feront quatre cent livres de rentes. ...
Je donne à madame Fardoille, ma sœur, la nomination d’une religieuse fondée à la Congré-gation, et après sa mort aux religieuses, à la charge de prendre toujours une fille sans bien.
Je donne à sœur de la Résurrection, religieuse de la Congrégation, soubs le bon plaisir de
(') Le dernier séjour de ces religieuses était con-tigu au clos des Arènes, clans lequel viennent d’êtrelaites tant de découvertes intéressantes. Les bâti-ments et les jardins qui existent encore ont été dé-