RUPTURE de la paix damiers.
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capitulation, ne voulait pas la signer parce quelle contenait l'obligationde déclarer la guerre à la Grande-Bretagne ! Quand le Portugal , quandNaples même nous fermaient leurs ports, le roi de Sardaigne nousouvrait les siens, et il a succombe pour avoir voulu nous les laissertoujours ouverls ! Mais ce n’est pas tout : le traité définitif était concluen mars; en juin le Piéniont était réuni à la France , et en août legouvernement consulaire signifiait purement et simplement à l'Europe que la constitution germanique avait cessé d’exister. Tous les Étatsallemands étaient confondus, partagés comme des lots que la France distribuait à qui lui plaisait ; et la seule puissance sur la force et laconstance de laquelle noms ayons raison de compter pour contenirl’ambition de notre ennemi, l’Autriche , a été tellement affaiblie,abaissée, humiliée, que nous ne savons si elle pourra se relever jamais 1Et ce stathouder, que vous aviez promis de faire indemniser dans uneproportion égale à ses pertes, ce stathouder a été traité d’une manièredérisoire pour lui, dérisoire pour vous, qui vous étiez constitués lesprotecteurs de la maison d’Orange. Cette maison reçoit pour le stat-houdérat un misérable évêché, à peu près comme la maison de Hanovre ,qni s’est vue indignement dépouillée de ses propriétés personnelles.On a dit souvent, s’écria lord Grenville, que l’Angleterre avait souffertà l’occasion du Hanovre ; on ne le dira plus cette fois, car c’est à causede l’Angleterre que le Hanovre a souffert. C’est parce qu’il était roid’Angleterre, que le roi de Hanovre a été ainsi dépouillé de son antiquepatrimoine. On n’a pas même observé les formes de civilité qui sontd’usage entre puissances du même ordre : on n’a pas fait part à votreroi que l’Allemagne , son ancienne patrie, aujourd’hui encore son asso-ciée dans la confédération, que l’Allemagne , la plus vaste contrée ducontinent, allait être bouleversée de fond en comble. Votre roi n’en arien su, rien que ce qu'il a pu en apprendre par un message du ministreTalleyrand au sénat conservateur ! L’Allemagne n’est donc pas l’un deces pays dont la situation importe à l’Angleterre! Sans quoi, les mi-nistres qui nous disent, par la bouche de sa majesté, qu’ils ne reste-raient pas insensibles à tout changement considérable en Europe ,seraient sortis en cette occasion de leur stupeur et de leur engourdis-sement. Enfin, ces jours derniers, Parme a encore disparu de la listedes Etats indépendants. Parme est devenu un territoire dont lepremier consul de la république française est libre de disposer à songré. Tout cela s’est accompli sous vos yeux et presque sans interrup-