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LIVRE XXVI,
tonmements du maréchal Soult sur l’Omulew, soit au secours des can-tonnements du maréchal Bernadotte derrière la Passarge. Il indiqua àcelui-ci la position d’Osterode, belle position sur des plateaux, derrièredes bois et des lacs, où le premier et le sixième corps réunis étaienten mesure de présenter environ trente et quelques mille hommes auxRusses , dans un site presque inexpugnable.
Mais les troupes du maréchal Bernadotte répandues jusqu’à Elbiug,près du Frische-IIafF, avaient de grandes distances à franchir pour serallier, et si le général Benningsen eût marché rapidement, il auraitpu les surprendre et les détruire, avant que leur concentration lûtopérée. Le maréchal Bernadotte expédia aux troupes de sa droitel’ordre de se porter directement sur Osterode, et aux troupes de sagauche l’ordre de se réunir au point commun de Mohrungeu, qui estsur la route d’Osterode, un peu en arrière de Liebstadt , c’est-à-diretrès-pros des avant-gardes russes. Le danger était pressant, car la veille,l’avant-garde ennemie avait fort maltraité un détachement français laissé à Liebstadt . Le général Markof, avec 13,000 ou ! 6,000 hommesenviron, formait la tète de la colonne russe de droite. Il était le23 janvier dans la matinée, à Piarrers-Feldchen, ayant trois bataillonsdans ce village, et en arrière une forte masse d’infanterie et de cava-lerie. Le maréchal Bernadotte arriva en cet endroit, peu distant deMohrungen, vers midi, avec des troupes qui, parties dans la nuit,avaient déjà fait dix ou douze lieues. Il arrêta scs dispositions sur-le-champ, et jeta un bataillon du 9“ léger dans le village de Pfarrers-Feldchen, pour enlever à l’ennemi ce premier point d’appui. Ce bravebataillon y entra baïonnette baissée sous une vive fusillade des Russes ,et soutint dans l’intérieur du village un combat acharné. Au milieude la mêlée on lui prit son aigle, mais il la reprit bientôt. D’autresbataillons russes étant venus se joindre à ceux qu’il combattait, lemaréchal Bernadotte envoya à son secours deux bataillons français ,qui après une lutte d’une extrême violence restèrent maîtres de Pfar-rers-Feldchen. Au delà se voyait sur un terrain élevé le gros de la«olonne ennemie , appuyée d’un côté à des bois, de l’autre à deslacs, et protégée sur son front par une nombreuse artillerie. Lemaréchal Bernadotte , après avoir formé en ligne de bataille le 8 e , le94 e de ligne, et le 27 e léger, marcha droit à la position des Russes sous le feu le plus meurtrier. Ils l’aborba franchement ; les Russes la défendirent avec opiniâtreté. La fortune voulut que le général