FRIEDLAND ET T1LSIT.
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d’y tracer le projet de quelques ouvrages défensifs, laissa en partantle plan des attaques et les ordres pour le commencement des travaux.
On n’avait plus aucune raison de différer, car le maréchal Lefebvrevenait de recevoir une partie des renforts qui lui avaient été promis.Le 44' de ligne, tiré du corps d’Augereau, arrivait en ce moment desbords de la Vislule : il n’était que d’un millier d’hommes, mais desmeilleurs. Le 1Ü', parti de France depuis deux mois, arrivait aussi deStettin avec un convoi d’artillerie qu’il escortait. C’était assez, eDattendant les autres régiments annoncés, pour commencer les travaux,et pour donner l’exemple aux troupes auxiliaires.
Sans être versé dans la belle science qui a immortalisé Vauban ,chacun sait avec quelles précautions on se présente devant les placesde guerre. C’est en s’enfonçant sous terre, en ouvrant des tranchées,et en jetant du côté de l’ennemi les déblais provenant de ces tranchées,qu’on avance sous le feu de la grosse artillerie. Ou trace ainsi deslignes qu’on appelle parallèles , parce qu’eu eifet elles sont parallèlesau front qu’on attaque. Un les arme ensuite de batteries, pour ré-pondre au feu de l’assiégé. Après avoir tracé une première parallèle ,on s'approche , eu cheminant sous terre, par des ziyzays , jusqu’à ladistance où l’on veut tracer une seconde parallèle , qu’on arme debatteries comme la première. On arrive successivement a la troisième,d’où l’on s’élance au bord du lôssé, qui s’appelle chenu a couvert. Puison descend dans ce fossé avec de nouvelles précautions, on renverseavec des batteries de brèche les murailles appeiees escarpes, ouremplit le fossé de leurs décombres, et sur ces décombres ou inouïeeulin à l’assaut. Des sorties de l'ennemi pour troubler cos travauxdifficiles, des combats de grosse artillerie, des mines qui iont sauterdans les airs assiégeants et assiégés, ajoutent des scènes animées, etsouvent terribles, à celte ailreuse iutle souterraine, dans laquelle lascience le dispute à l'héroïsme,, pour attaquer ou détendre les grandescités, que leurs richesses, leur situation géographique, ou leur lorcemilitaire, rendent digues de tels eilorls.
Ou est réduit à ces moyens compliques, lorsqu’une place ne peutpas être brusquement enlevée. C’était le cas ici, par les motils qui ontété exposés plus haut, et dans la nuit du 1“ au 2 avili ou ouvrit latranchée eu lace du Agelsberg, qui était le point d’attaque dési-gné. On avait pris position sur le plateau du Zigankenberg. On s’atta-cha, suivant l’usage, à dérober cette première opération à l’ennemi, et