LITRE XXV1U
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Enfin Tenaient les anciens corps des maréchaux Ney, Daxoust,Soult, Bernadotte , cantonnés tous les quatre derrière la Passarge.
Nous arons déjà décrit la Passarge et l’Aile, naissant, l une près del’autre, des nombreux lacs de la contrée, mais la première coulant ànotre gauche perpendiculairement à la mer, la seconde droit dexantnous, perpendiculairement à la Prégel, formant ainsi toutes deuxun angle dont nous occupions un coté et les Russes l’autre. Cha-cune des deux armées était rangée d’une manière différente sur lescôtés de cet angle. Nous bordions la Passarge dans sa longueur, quiest d’une vingtaine de lieues depuis Hoheustein jusqu’à Rrauusberg.Les Russes au contraire , pour nous faire face, étaient concentrés surle cours supérieur de l’Aile, près d’ileilsberg.
Le maréchal Ney, établi au sommet de cet angle peu régulier,comme tous ceux que trace la nature, tenait à la fois l’Aile et la Pas-sarge, par Guttsladl et par Deppeu, arec un corps de 25,000 hommes,fournissant 17,000 combattants, troupe incomparable et digne deson chef. A la même hauteur, mais un peu eu arrière, le maréchalDavoust était, comme le maréchal Ney, entre l’Aile et la Passarge,entre Allenstein et Hohenslein, flanquant le maréchal Ney, et empê-chant qu’on ne tournât l’armée, et qu’on ne Tint par Osterode s’ouxrirune issue xers la Vislule. Son corps, modèle de discipline et de tenue,fait à l’image de celui qui le commandait,pouvait, sur 40,000 hommes,en mettre 50,000 en bataille. G était celui des maréchaux dont lestroupes présentaient toujours le plus d’hommes propres à combattre,grâce à sa rigilauce et à sa rigueur. Le maréchal Soult, placé à lagauche du maréchal Ney, gardait à Liebstadt le milieu du cours de laPassarge, ayant des postes retranchés aux ponts de Pillehnen et deLomitten. Il axait 45,000 hommes à l’tlfeclif, et 50,ü00 à 51,000présents sous les armes. Le maréchal Bernadotte défendait la bassePassarge, de Spauden à Brauusberg, arec 5d,000 hommes, dont24,000 prêts à marcher. La belle dirision Dupont occupait Rrauusberget les bords de la mer, ou Frische-Haff .
Entre la Passarge et la Vistule , enfin, dans une région semée delacs et de marécages, se trourait le quartier général de Fiukeustein,où Napoléon campait au milieu de sa garde, forte de 8,000 à 9,000combattants sur un effectif de 12,000 hommes. Un peu plus en arrièreet à gauche, dans les plaines d’Elbing , était répandue la caxalerie deMurat, comprenant toute la caxalerie de l’armée, sauf les hussards et